Un projet d'usine de substrat à Saint-Roch continue de diviser

Patrick Ney-Le groupe Stoppons l'usine de Champag à Saint-Roch-de-Richelieu s'active avec des cartes postales

Des citoyens de Saint-Roch-de-Richelieu sont toujours farouchement opposés à la venue d'une usine de compost de Champag sur le site de l'ancienne sablière Collette, sur la Côte-Saint-Jean. Ils attendent toujours les conclusions d'une enquête de la Commission de protection du territoire agricole sur l'usage que l'entreprise veut en faire.    

Cette fois-ci, des cartes postales seront envoyées aux nouveaux citoyens de Saint-Roch-de-Richelieu, Contrecoeur et ailleurs en Montérégie pour contester le projet.   

Les élus, comme le ministre de l'Agriculture André Lamontagne et le député Jean-Bernard Émond recevront aussi de ces cartes.   

Selon le porte-parole Patrick Ney, des citoyens choisissent de s'y établir, mais sans savoir qu'une usine importante doit venir s'y établir. 

Et il y a des craintes pour les odeurs nauséabondes de fumier, la fréquence des activités de camionnage et la possible contamination de l'eau.   

La Cour suprême a déjà refusé d'entendre la cause de Saint-Roch  qui s'oppose fermement à cette nouvelle usine. L'usine évaluée à 28 millions de dollars produirait le substrat qui permet la culture de champignons et créerait une vingtaine d'emplois, selon le promoteur Agnesh Marsonia.    

«Les cartes postales informeront les gens sur ce qui les attend, advenant la venue de cette usine. Il y a beaucoup de nouveaux citoyens dans la région et ils seront invités à envoyer de ces cartes à leur député. Cette première opération de cartes postales, c'est ce qu'il y a de plus gentil: par contre,  s'il faut bloquer l'autoroute 30, nous allons le faire. Il est très clair qu'il n'y a aucune acceptabilité sociale  dans ce dossier et il est temps que quelqu'un mette ses culottes et tranche.»

Patrick Ney, porte-parole collectif «Stoppons l'usine de Champag de Saint-Roch-de-Richelieu»

Par ailleurs, l'actuel président de la Commission de protection du territoire agricole, Stéphane Labrie est saisi du dossier et selon Patrick Ney, une enquête doit venir confirmer s'il s'agit d'un développement industriel ou d'une usine agricole.     

 

«Pour l'instant, nous avons eu une réponse qu'il y avait une enquête, il y a un dossier qui est ouvert à la CPTAQ. On ne nous a pas donné de date pour voir quand la CPTAQ pourrait trancher que c'est de l'usage industriel. Nous allons les relancer.  Par contre, le temps presse: la Ville a délivré le permis et l'entreprise peut faire ses études d'impact avant de procéder».   

Patrick Ney, porte-parole collectif «Stoppons l'usine de Champag de Saint-Roch-de-Richelieu»

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