Une pétition pour demander d'autoriser les foodtrucks à St-Hyacinthe

Le camion de cuisine de rue Le Mec & Cheese lors d'un contrat privé avec une entreprise de Saint-Hyacinthe.

Des citoyens font pression sur la Ville de Saint-Hyacinthe dans l'espoir qu'elle assouplisse son règlement concernant la présence de camions de cuisine de rue dans les endroits publics. Une pétition à cet effet circule depuis quelques jours.

 

Il faut savoir que la réglementation municipale interdit les foodtrucks sur le territoire en tout temps, sauf s'ils sont dépêchés en guise de traiteur dans des événements privés ou dans des événements publics autorisés par la ville.

En contexte de COVID-19, où tous les événements estivaux annulés privent les propriétaires de camions de cuisine de rue de presque tous leurs revenus, plusieurs citoyens comprennent mal que la réglementation s'applique toujours.

Une pétition pour demander des assouplissements a été lancée il y a 5 jours et a déjà récolté plus de 1700 signatures.

Ce règlement, la Ville de Saint-Hyacinthe ne semble pas ouverte à le modifier, selon nos informations. Elle le justifie en disant vouloir prioriser les restaurateurs locaux ayant pignon sur rue et éviter la compétition déloyale, puisque les kiosques ambulants ne paient pas de taxes municipales.

Un propriétaire en furie

Le propriétaire du foodtruck Le Mec & Cheese déplore d'avoir été ciblé par un inspecteur de l'urbanisme la semaine dernière, lors d'un contrat légal avec un syndicat pour 340 repas à l'Hôpital Honoré-Mercier.

Il a reçu la visite de l'inspecteur à 12h15, en pleine période de pointe pour la préparation de la commande, lui demandant de quitter les lieux car il n'avait pas le droit d'être là, ce qui est faux si on se fie au règlement.

« Je vais vous épargner les choses que je lui ai dites parce que je savais que j'étais 100 % légal, c'est la seule façon dont j'ai le droit de travailler en ce moment, en étant un traiteur qui ne fait pas de vente au public. Je lui ai mentionné pas très poliment de s'en aller et d'aller relire ses règlements dans son auto. Il m'a dit: "Je vais te donner des contraventions qui doublent chaque fois, toutes les fois que t'es là et que je reviens". Il a scrappé ma journée. Les infirmières pensent que mon service a été très lent parce que j'ai passé 10-12 minutes à m'obstiner avec lui. Il a fallu que je crie après lui pour qu'il s'en aille. »

- Francis Veilleux, propriétaire du Le Mec & Cheese

Il n'a finalement pas eu reçu de contravention, alors que l'inspecteur n'est jamais revenu après être allé consulter ses règlements dans son véhicule.

Francis Veilleux déplore toutefois la situation et accuse la Ville d'être fermée d'esprit, alors que sa survie est déjà difficiles sans les festivals. Il fait normalement le tour du Québec à ce temps-ci de l'année, mais est plutôt relégué à faire la tournée des dépanneurs maskoutains et des entreprises privées en raison de la COVID-19.

« J'ai perdu des contrats. J'en ai qui m'appellent et qui me disent: "On ne veut pas de trouble avec la Ville donc on va laisser faire ". Pourtant on serait 100 % légal, mais juste pour ne pas avoir la visite de la Ville, les entreprises cancellent les contrats. J'ai beaucoup, beaucoup de petits contrats, je réussis à survivre mais c'est loin d'être les entrées d'argent de festivals. »

- Francis Veilleux, propriétaire du Le Mec & Cheese

Plusieurs villes environnantes encouragent au contraire son foodtruck, comme La Présentation, Sainte-Madeleine, Saint-Valérien, Saint-Denis-sur-Richelieu et autres. La présence de camions de cuisine de rue est également permise à certains endroits à Saint-Jean-sur-Richelieu.

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