Une «start-up» johannaise crée des écrans faciaux en temps de crise

Des masques de ce type sont produits à Saint-Jean-sur-Richelieu pour aider les professionnels de la santé

Ce n'est pas l'ingéniosité et la débrouillardise qui manquent à l'incubateur H2 de Saint-Jean-sur-Richelieu en ce temps de pandémie. Des entreprises s'unissent pour créer des écrans de protection faciale pour le personnel hospitalier.

C'est la «jeune pousse» L'Atelier Espace collaboratif qui est l'instigatrice après avoir constaté ce qui se faisait en Italie, durement touchée par la pandémie.

Les entreprises SphereCo Technologies, Bois et Technologie et Reaction Dynamics ont permis que l'on utilise leurs imprimantes 3D et tout le matériel de découpe pour concrétiser cette production de protecteurs faciaux.

Le principe est somme toute assez simple: une feuille de plastique est reçue d'un fournisseur, elle est découpée au laser et la visière de 25 centimètres est assemblée avec une sangle.

La production sera d'abord tournée vers les professionnels de la santé et déjà, 2 hôpitaux en ont fait la commande (d'abord pour les tester): l'Hôpital Charles-Le Moyne et l'Hôpital général de Montréal. Des livraisons ont aussi été faites à l'Hôpital du Haut-Richelieu.

Bonne nouvelle: dans les dernières heures, l'entreprise Cardio Choc de Saint-Hyacinthe a accepté d'en être le distributeur, ce qui accroît les possibilités d'expansion de l'entreprise.

 

Même si le personnel hospitalier dispose d'un petit masque de protection, l'écran facial assure une protection plus étendue sur l'ensemble du visage.

L'entreprise attend une homologation de Santé Canada mais le McGill Research Center y travaille en partenariat.

Le directeur et fondateur d'Atelier Espace collaboratif Yvan Loyer explique que la demande est forte mais que 98% de la production peut maintenant se faire avec la découpe laser et le reste, avec le procédé par imprimante.

«Par imprimante 3D, nous pouvions sortir 2 masques par 6 heures en raison du temps d'impression nécessaire mais nous avons considérablement amélioré le procédé avec la découpe laser. Notre capacité de production de masques est passée de 250 à 1500 par jour dans les derniers jours, ce qui est énorme. Nous avons pris un concept de base qui existait, nous avons discuté avec du personnel médical, des dentistes pour l'améliorer. La seule problématique est l'approvisionnement en plastique. Les starts-up ont mis leurs forces en commun et nous avons été très réactifs, c'est ce qui nous a permis de produire rapidement. Nous avons aussi un distributeur, Cardio Choc qui s'occupera de la distribution»

Yvan Loyer,  directeur et fondateur d'Atelier Espace collaboratif

 

Des masques pour les policiers, pharmaciens et autres commercants?

L'Atelier Espace collaboratif travaille actuellement à étendre ses protecteurs faciaux à d'autres corps d'emplois qui en auraient bien besoin, notamment les policiers, pharmaciens et autres professionnels.

Selon Yvon Loyer, la capacité de production s'est beaucoup améliorée, l'équipe est restreinte mais la demande est forte.

D'ailleurs, en raison de l'ampleur de la pandémie à Montréal, on tente de gérer la croissance.

«Une première livraison a été faite à Charles-Lemoyne en vue des tests, le CHUS de Sherbrooke nous a approché et beaucoup de dentistes sont intéressés. D'autres s'informent à tous les jours. Les dentistes ont une difficulté d'accès à ce type de masque dans le moment. Il y a de la demande de Montréal mais nous sommes une petite équipe pour faire la production. En ayant Cardio Choc comme partenaire, ca facilitera la distribution et ca nous permettra de mieux produire. On peut déjà joindre l'entreprise pour les commandes au 450-488-0112».

Yvan Loyer,  directeur et fondateur d'Atelier Espace collaboratif

Voici d'ailleurs tout ce qu'il faut savoir sur la situation du coronavirus en ce jeudi 26 mars.

  

 

 

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