Une urgentologue qui a eu la COVID est outrée des partys en pandémie

Dre Mélissa Ranger lors de son hospitalisation, quand elle était atteinte de la COVID-19.

Une urgentologue spécialiste de l'Hôpital Charles-LeMoyne de Greenfield Park, en Montérégie, s'insurge de voir de grands rassemblements sur les plages et dans les bars et peu de gens porter le masque en public malgré la pandémie qui se poursuit.

 

Dre Mélissa Ranger a contracté la COVID-19 au début de la pandémie. Malgré ses 40 ans et sa bonne santé, elle a dû être hospitalisée 2 semaines et a eu plusieurs complications.

Elle rappelle que le virus est toujours présent, que les urgences des hôpitaux débordent à nouveau à plusieurs endroits (pas en raison des cas de COVID mais plutôt des consultations régulières) et que des maladies chroniques se sont détériorées. L'urgentologue déplore également qu'encore trop peu de gens portent le masque en public et que plusieurs ne se lavent pas assez les mains.

Dre Ranger en appelle à une certaine conscience sociale pour éviter de devoir reconfiner.

« C'est important que chaque personne fasse sa part. Ce n'est pas grand-chose ce qu'on vous demande, c'est que dans les lieux publics, vous fassiez attention aux personnes qui vous entourent. Il y a des gens qui peuvent être immunosupprimés, il y a des personnes âgées, il y a des personnes avec des facteurs de risque. Ces gens-là peuvent mourir ou être sévèrement atteints. »

- Dre Mélissa Ranger, urgentologue

Dre Ranger ajoute qu'on ne peut se permettre d’être égoïste et se dit outrée que la possible éclosion au Mile Public House du Quartier Dix30 de Brossard soit liée à un groupe de jeunes infectés de la Rive-Sud. Tout aurait commencé à cause d'un party organisé par une adolescente de 15 ans dans une maison de Saint-Chrysostome, le 28 juin dernier. Celle-ci a d'ailleurs présenté ses excuses sur les réseaux sociaux.

L'urgentologue ajoute que la situation peut bien aller si les gens collaborent et respectent les consignes de santé publique. Dans le cas contraire, il faudra sévir et reconfiner, brimant encore une fois la liberté des gens malgré les impacts économiques et psychologiques que ça entraîne.

« La fin de semaine passée, quand on voit des attroupements sur le bord des plages, dans les bars, sincèrement, c'est inacceptable, presque criminel d'agir de cette façon-là. Respectez les mesures parce que je vous le dis, on va faire face à une deuxième crise plus tôt qu'on pensait. [...] Ce n'est pas une simple grippe. Ce virus-là est encore en découverte, il n'y a toujours pas de vaccin pour se protéger, il n'y a toujours pas de traitement pour diminuer la mortalité ou la sévérité. Si on pense que c'est derrière nous parce qu'il fait beau et qu'on s'amuse, on fait faux bond. »

- Dre Mélissa Ranger, urgentologue

Rappelons que Québec étudie la possibilité de refermer les bars et autres lieux publics qui ne respectent pas les consignes d'hygiène et de distanciation sociale. Une décision est attendue jeudi.

Infolettres Boom 104.1 - 106.5

Contenu en rafale, promotions exclusives, concours et bien plus encore !