Pénurie d'infirmières: Québec offre des bonis allant de 12 000 à 18 000 $

Infirmières ISTOCK NanoStockk

Québec croit avoir trouvé le remède pour ramener les 4000 infirmières manquantes dans le réseau de la santé. Le gouvernement annonce une série de mesures évaluées à 1 milliard de dollars pour améliorer leurs conditions de travail.

François Legault parle d'«une petite révolution» dans la gestion du réseau de la santé qui passera notamment par des bonis allant de 12 000 à 18 000 $ pour la prochaine année.

- 15 000 $ pour les infirmières à temps plein qui sont restées malgré la pandémie dans le réseau

- 15 000 $ pour les infirmières à temps partiel qui acceptent de passer à temps plein

- 12 000 $ pour les infirmières qui ont quitté et qui acceptent de revenir à temps plein

Les primes sont plus importantes dans 5 régions plus problématiques:

- 18 000 $ pour les infirmières à temps plein en Outaouais, Abitibi-Témiscamingue, Côte-Nord, Nord-du-Québec et Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine 

- 15 000 $ pour les infirmières qui ont quitté et qui acceptent de revenir à temps plein en Outaouais, Abitibi-Témiscamingue, Côte-Nord, Nord-du-Québec et Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine

Québec espère ainsi faire grimper le pourcentage d'infirmières à temps complet de 60% à 75% et éventuellement de réduire le temps supplémentaire obligatoire et l'utilisation des agences.

Les meilleurs horaires seront aussi offerts aux infirmières du réseau public plutôt qu’aux agences privées de placement. 

«On a très bien compris que l'essentiel pour les infirmières, c'est pas l'argent. C'est la qualité de vie, c'est d'être capable d'arrêter d'avoir du temps supplémentaire obligatoire, d'avoir de la prévisibilité. Il faut que le réseau public de la santé soit la meilleure place pour les infirmières pour travailler.»

-François Legault, premier ministre du Québec

Plus de 3000 personnes seront formées cet automne pour remplir la paperasse à la place des infirmières. Ces agents administratifs seront en poste au printemps 2022.

Remplacer les employés non-vaccinés

En plus des 4300 infirmières que Québec veut recruter, le gouvernement devra aussi remplacer les 20 000 employés du réseau de la santé, dont 10 000 qui sont en contact avec des patients, qui n'auront pas reçu leur deux doses de vaccin lors de l’entrée en vigueur de la vaccination obligatoire le 15 octobre.

En date d'aujourd'hui, le ministre de la Santé, Christian Dubé, soutient que 7700 employés qui fournissent des soins directs ne sont toujours pas adéquatement vaccinés, pour un total d'environ 18 000.