COVID-19: La Régie de police Roussillon peut donner des contraventions

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La Régie intermunicipale de police Roussillon peut remettre, à compter d'aujourd'hui, des constats d'infraction sur le champ aux gens qui ne respectent pas les interdits de rassemblements ou les mesures de distanciation.

 

Québec lui en a donné l'autorisation hier, alors que le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et la Sûreté du Québec y étaient déjà autorisés.

Les amendes devraient varier entre 1 000 $ et 6 000 $.

La Régie a augmenté ses effectifs dans les dernières semaines et produisait déjà des rapports d'infraction générale, qui peuvent mener à des amendes. La porte-parole du service de police indique que les agents reçoivent un nombre stable d'appels depuis le début de la crise, mais que leur nature diffère des appels habituels.

« Évidemment, il y a moins de gens sur les routes alors on va avoir moins d'appels au niveau de la sécurité routière, moins d'appels au niveau des accidents, mais parce que les gens sont confinés, on a peut-être un peu plus d'appels au niveau de la violence, on a beaucoup plus de vérifications à faire aussi pour les rassemblements, les commerces. »

- Geneviève Boudreault, agente aux relations communautaires et médiatiques

À Saint-Jean-sur-Richelieu, le service de police remet aussi des amendes, mais le montant est moins élevé pour une première offense. C'est qu'ils interviennent en vertu d'un règlement municipal qui impose ses propres montants d'amendes.

Une femme «morve» sur une rampe d'escalier à Sainte-Catherine

Par ailleurs, de plus en plus d'actions indécentes de citoyens sont dénoncées et déplorées sur les réseaux sociaux ces dernières semaines. En pleine pandémie de coronavirus, un homme s'est fait prendre à Québec pour avoir toussé délibérément sur un terminal de paiement, et voilà qu'on apprend qu'un cas tout aussi étonnant est survenu en Montérégie.

Une vidéo qui circule présentement sur le web montre une femme de Sainte-Catherine qui étend délibérément son mucus nasal sur une rampe d'escalier dans le hall de l'immeuble où elle réside. Ça date de jeudi dernier, le 2 avril.

La morveuse a été dénoncée à la police par d'autres locataires de l'immeuble, et la dame n'a reçu un avertissement. Il semble que pour les locataires, son acte aurait plutôt mérité un constat d'infraction.

La Régie intermunicipale de police Roussillon explique qu'elle n'a pas le pouvoir de remettre un constat d'infraction dans une telle situation, du moins pas sur le champ, et qu'elle enquête sur la situation.

« Il faut comprendre qu'au niveau de la loi sanitaire, la dame ne contrevient à aucune infraction au niveau de la loi sur la santé publique. Nous, depuis l'événement, le dossier est sous enquête pour voir si la dame contreviendrait à un article au niveau du Code criminel par rapport aux actions qu'elle a posées. »

- Geneviève Boudreault, agente aux relations communautaires et médiatiques

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