MONTÉRÉGIE: De plus en plus de cerfs sur les fermes et terres

Le protocole de bons soins devra être améliorer

Des producteurs agricoles de la Montérégie se retrouvent avec de plus en plus de cerfs de Virginie dans leurs champs qui mangent leurs récoltes. Un protocole a donc été élaboré par l'UPA Montérégie et le ministère de la Faune pour permettre l'abattage de ces cerfs par ces producteurs, de façon contrôlée pour les propriétaires de lots de 4 hectares.  

Leurs cerfs de virginie seraient particulièrement friands de maïs, de soya et de jeunes pousses. On ignore combien d'avis de dommages ou de réclamations ont été faits à ce moment-ci. 

Selon l'UPA Montérégie, le phénomène s'expliquerait par un hiver doux, il y a eu un couvert de neige moins important en 2021 et les dommages sont aussi visibles dans le milieu forestier où des producteurs reboisent.

L'UPA Montérégie et le ministère de la Faune et des Parcs ont donc convenu de s'attaquer à la problématique. 

Les producteurs agricoles peuvent donc s’inscrire à un tirage au sort qui est effectué par le ministère pour obtenir l’un des 2 000 permis octroyés pour chasser des cerfs sans bois, en plus des permis réguliers. 

Chaque cerf serait abattu pour la consommation.  

La biologiste de l'UPA Caroline Charron explique. 

«C'est principalement par la chasse que nous arrivons à contrôler la population de cerfs en Montérégie, l'hiver a été clément et les populations sont en hausse. Le ministère est donc chargé de délivrer les permis, pour des cerfs sans bois. Les 2000 permis s'ajoutent aux permis réguliers et pour des secteurs bien précis. Le ministère a aussi des relevés des populations de cerfs lorsqu'il émet les permis. C'est très variable dans la région...les cerfs se déplacent d'un emplacement à l'autre et les permis sont délivrés en fonction de cette réalité».   

Caroline Charron, biologiste UPA Montérégie  

 

Infolettres Boom 104.1 - 106.5

Contenu en rafale, promotions exclusives, concours et bien plus encore !