Crimes sexuels : Michel Déry est déclaré apte à comparaître

Michel Déry, now 61, was arrested on Friday for alleged offences in the 1970s and 80s. (Photo: Sûreté du Québec)

Considéré comme un prédateur sexuel par les autorités policières, Michel Déry est jugé apte à comparaitre.

L'homme de 62 ans a été arrêté à Montréal en décembre 2020. La SQ le soupçonne d'avoir commis plusieurs crimes dans les années 70 et 80.

Dans un premier dossier, Michel Déry fait face à 4 chefs d'accusation soit enlèvement, séquestration, grossière indécence et agression sexuelle. Les faits reprochés auraient été commis le ou vers le 27 juillet 1983 à Drummondville. La présumée victime était alors âgée de moins de 14 ans.

Évalué à l'Institut Philippe-Pinel à Montréal, Michel Déry a été jugé apte à subir les procédures judiciaires intentées contre lui. Son avocate, Me Mélanie Bédard, a toutefois demandé à ce que la responsabilité criminelle de son client soit évaluée.

Le dossier de Michel Déry sera donc de retour devant le tribunal le 22 octobre 2021 à Drummondville.

Sûreté du Québec

UNE VASTE ENQUÊTE DE LA SQ

Depuis plusieurs années, Michel Déry est dans la mire des enquêteurs de la SQ de la Division des disparitions et dossiers non résolus. Les enquêteurs croient que Déry a fait plusieurs victimes dans les régions du Centre-du-Québec et de la Montérégie, entre 1972 et 1983. Selon les policiers, la majorité des victimes étaient d'âge mineur au moment des gestes commis.

En 1984, Michel Déry a été déclaré non criminellement responsable du meurtre d'une fillette de 6 ans en raison de problèmes de santé mentale. La victime, Mélanie Decamps, avait été enlevée et séquestrée en 1983 près d'un terrain de camping à Drummondville. La fillette a été retrouvée sans vie, attachée à un arbre.

À la suite du procès, Michel Déry a été interné à l’Institut Philippe-Pinel à Montréal, duquel il s’est évadé en 2001, avant d’être repris par les autorités. Il est sous l'autorité du centre de psychiatrie depuis ce jour.

La SQ croit que l'homme serait aussi lié à la disparition non résolue de la petite Chantal De Montgaillard (4 ans) le 4 juin 1972 à Saint-Hubert.