Des travailleurs étrangers dénoncent leurs conditions de vie

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Des travailleurs étrangers à l'emploi des Productions horticoles Demers dénoncent les conditions de vie qu'ils disent subir à Drummondville.

Selon Radio-Canada, entre 70 et 95 travailleurs du Guatemala sont embauchés par année pour travailler dans les serres de tomates. Pendant leur contrat de travail, ils sont logés, moyennant un loyer d'environ 30$ par semaine, dans 3 maisons et un ancien motel. 

Les travailleurs ont confié à Radio-Canada vivre dans des conditions insalubres. Les journalistes de la Société d'État ont pu constater les faits. Ils dénoncent notamment un lieu de vie trop petit et mal aménagé, une forte présence de moisissure, des trous dans les murs, etc. Les maisons hébergent une vingtaine de personnes alors que le motel héberge une quarantaine de travailleurs. Ils sont parfois 6 par chambre.

Les travailleurs ont aussi affirmé à Radio-Canada se sentir délaissés par le syndicat des Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce (TUAC).

Le conseiller en ressources humaines des Productions horticoles Demers, Yannick Rivest, a réfuté plusieurs allégations des employés. Il réfute aussi catégoriquement l'hypothèse que des travailleurs ont décidé de briser leur contrat en raison des piètres conditions de vie. 

La CNESST a reçu une plainte en février 2021 concernant la salubrité des logements des Serres Demers à Drummondville. N'étant pas un lieu de travail, la plainte a été acheminée à Service Canada et au CIUSSSS de la Mauricie/Centre-du-Québec. On ignore pour le moment le suivi de cette plainte.

L'équipe de Noovo Info Drummondville a tenté de joindre Yannick Rivest, conseiller aux ressources humaines, sans succès.