Fin du contre-interrogatoire au procès de Vincent Simard

Vincent Simard Dr - PJ de Drummondville 12 février 2019

Le contre-interrogatoire de Vincent Simard a pris fin aujourd'hui (vendredi) au palais de justice de Drummondville.

Le médecin de 35 ans est accusé d'agressions et de contacts sexuels sur 2 mineurs.  Les faits reprochés auraient eu lieu à Drummondville entre 2014 et 2017.

Me Vicky Smith, représentant la Couronne, a tenté de démontré que Vincent Simard était souvent en compagnie des plaignants et qu'il échangeait régulièrement, voir quotidiennement, des texto avec au moins l'un deux.

Me Smith a aussi mis en lumière des moments d'émotions de l'accusé, allant de la peine à la jalousie en passant par la colère, alors qu'un ami a fait son entrée auprès des familles des plaignants. Vincent Simard a affirmé qu'il avait alors peur de perdre sa place de "grand-frère" et qu'il en était affecté.

Concernant les massages, moment où il y aurait eu agression selon les présumées victimes, Vincent Simard parle de moments banals. Il affirme avoir prodigué les messages comme si c'était ces enfants, de la même façon que n'importe qui le ferait à un proche. Il affirme avoir massé l'un des jeunes à sa demande parce qu'il éprouvait des douleurs.

Rappelons qu'hier (jeudi), au moment d'être interrogé par son avocat, Me Marc-Antoine Carette, l'accusé a affirmé d'entrée de jeu : " il n'y en a pas eu de gestes à connotation sexuelle sur les enfants ".

Vincent Simard confirme qu'il entretenait à l'époque une relation amicale et " familiale " avec les deux présumées victimes et leurs parents. Il a juré devant la Cour qu'il se considérait comme un grand frère vis-à-vis les deux jeunes hommes.

Me Marc-Antoine Carette, à la défense, a amorcé cet après-midi (vendredi) son plaidoyer devant la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec. Viendra ensuite le tour de la Couronne avec Me Vicky Smith. On ignore pour le moment quand le verdict sera rendu.