Garderies en milieux familiaux : la bataille de la légalité

Garderie

L'Association québécoise des milieux familiaux éducatifs privés lance une nouvelle perche à Québec afin de maintenir la garde non reconnue. Le groupe, dont font partie des milieux de garde de Drummond, est d'avis qu'il existe des solutions outre celle de rendre ses milieux de garde illégaux.

L'AQMFEP propose que les éducatrices offrant des services de garde non reconnus acheminent des documents au ministère de la Famille afin de localiser les services de garde et s'assurer de leur conformité (preuve d'assurance, cours de secourisme, preuve d'absence d'empêchement...etc.). 98% des membres de l'Association québécoise des milieux familiaux éducatifs privés sont d'accord avec cette mesure.

L'AQMFEP propose aussi l'obligation aux parents de joindre l'Avis du parent à sa déclaration d'impôt (ou impôt anticipé) afin d'obtenir les sommes reliées. Ainsi, Québec pourra s'assurer que le parent utilise les services d'un service de garde non reconnu tout à fait légal.

Québec veut rendre illégale la garde non reconnue et forcer les travailleuses à se tourner vers un bureau coordonnateur. Les services de garde non reconnus suivent des règles établies par le ministère de la Famille, mais ils ne sont pas régis par un bureau coordonnateur.

Le ministère de Famille estime qu'il y a 19 000 enfants dans ces milieux de garde au Québec.

Selon l'Association québécoise des milieux familiaux éducatifs, 60% des milieux non reconnus fermeront leur porte si Québec va de l'avant avec son projet de loi alors que 29% se tourneraient vers un service reconnu non subventionné et 11% vers un service reconnu et subventionné.

Cette décision aurait comme impact d'ajouter 11 400 enfants sur la liste d'attente pour une place en garderie aux 42 000 déjà en attente (1er octobre 2019). L'AQMFE met aussi en lumière les impacts émotifs sur les enfants et ceux touchant les parents qui devront vite trouver un plan B.