Le BQ veut ravir Drummond au NPD

Bloc québécois - Yves-François Blanchet

Le Bloc Québécois tentera de ravir le comté de Drummond au NPD aux prochaines élections fédérales.

De passage à Drummondville dans le cadre d'un cocktail de financement, le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, ne cache pas ses intentions.

" Ça, c'est très clair. J'ai bien l'intention de récupérer ce territoire auquel j'ai un attachement profond, mais aussi à cause de là où il est. Drummondville est au carrefour de beaucoup de courant de réflexion".

Depuis 2011, le NPD est en place dans Drummond avec l'élection de François Choquette.

Auparavant, entre 1993 et 2011, le comté appartenait au Bloc québécois avec Pauline Picard (1993 à 2008) puis Roger Pomerleau (2008-2011).

 

Wikipédia

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Yves-François Blanchet croit que le Bloc québécois a toutes ses chances de faire un retour dans Drummond. Il précise que, selon lui, les conservateurs n'ont pas de percées significatives, que les Libéraux sont dans une position difficile et qu'il n'y a eu aucun gain pour le Québec sous la gouverne du NPD. 

Par ailleurs, le chef du Bloc québécois rappelle que son parti travaille avant tout pour le respect des considérations du Québec.

"Quand c'est un enjeu important pour le Québec, ça passe à peu près, après n'importe quoi. Le Québec passe après quand il s'agit de pétrole, le Québec passe après quand il s'agit de libre-échange, le Québec passe après quand il s'agit de chantier maritime... Le Québec est un peu mis de côté puisqu'il a cessé de se tenir debout avec des revendications fortes où qu'il est assujetti à un parti qui lui prend ses ordres de Toronto. Le Bloc c'est tout, sauf ça."

 

La souveraineté demeure dans les enjeux du Bloc québécois comme l'indique son chef, Yves-François Blanchet

 

Les espèces de débats qui ont animé le Bloc pendant des années, qui étaient des débats un peu stériles : est-ce que le Bloc est là pour les intérêts du Québec ou le Bloc est là pour l'indépendance? Moi, plutôt qu'un "ou" je mets un "et". Le Bloc est là pour les intérêts du Québec et pour l'indépendance. En répétant d'ailleurs ce que beaucoup de gens de Drummondville ont déjà bien compris dans le passé et qu'ils pourraient y revenir que l'intérêt ultime du Québec, c'est sa souveraineté. Dans l'intervalle, si un député n’est pas capable d'être le porteur des  dossiers de son comté, de son groupe communautaire, de son entreprise, de sa ville, de n'importe quel dossier qui est important pour les gens du comté, si le député est capable d'être porteur de ça, il ne méritera jamais la confiance pour contribuer à faire un nouveau pays. Il faut être proche de notre monde, il faut être porteur des dossiers de notre monde, c'est ça l'engagement fondamental d'un élu et c'est ça que les gens du Bloc version "nouvelle" acceptent, on fonctionne sur cette base-là, on est d'abord au service des gens du Québec."

 

Questionné sur la position des Libéraux dans le dossier SNC-Lavallin, voici les commentaires d'Yves-François Blanchet.

 

« Il y a de vraies familles, de vrais emplois, de vrais sous-traitants, de vrais fournisseurs, un vrai siège social, un vrai enjeu économique pour le Québec et pour moi ce qui est important c'est ça. Donc, il faut qu'il y ait une entente de réparation. Une espèce de libération conditionnelle. Tu as fait quelque chose de probablement criminel, on va faire une attente, tu vas payer. Les gens qui ont posé les gestes criminels ne sont plus là depuis longtemps. C'est une institution administrée par d'autres. L'enjeu fondamental c'est les "jobs", c'est la famille. Après tu tombes sur le terrain politique et tu te rends compte que Justin Trudeau et sa gang ont été d'une maladresse, et j'irais jusqu'à dire une incompétence épouvantable. La crise dans laquelle ils sont, ils l'ont créée eux-mêmes en étant incohérents et incompétents. Et là, on est entre 3 postures. La posture des conservateurs qui est contre toute espèce d'entente et tant pis pour les "jobs". Et c'est clair comme ça. La posture du Bloc qui est d'abord et avant tout de sauver les jobs et la posture des libéraux, qui à cause de leurs divisions internes vivent une fracture où tu as des gens au conseil des ministres de M. Trudeau qui sont pour une entente et d'autres contres, révélant qu'à bien des égards, le Canada c'est deux réalités, souvent incompatibles. »