Les deux joueurs des Tigres accusés d'agression sexuelle sont suspendus

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Les deux joueurs des Tigres de Victoriaville formellement accusés relativement à une agression sexuelle survenue tout juste après la finale de la Coupe du Président sont suspendus indéfiniment. La LHJMQ continuera toutefois d'assurer le suivi de Nicolas Daigle et Massimo Siciliano au niveau académique. 

Les deux jeunes hommes de 19 ans ​font face à des accusations d'agressions sexuelles et d'avoir produit un enregistrement sans le consentement de la victime. Ils ont comparu mardi à Québec.

Les faits reprochés se seraient produits en juin dernier dans un hôtel de Lac-Beauport durant la finale de la Coupe du Président. Les deux joueurs avaient été appréhendés à la suite de la plainte de la victime au lendemain des événements.

Dans un communiqué émis en fin de journée mercredi, la Ligue de hockey junior majeur du Québec affirme qu'il s'agit d'accusations graves qu'elle prend très au sérieux:

«Le respect de l’intégrité de la personne est au cœur de (nos) valeurs fondamentales et les comportements de violence sexuelle n’ont aucune place dans un milieu sportif comme le nôtre. Nous avons une grande compassion à l’égard des victimes de violence physique et sexuelle et la ligue entretient une politique de tolérance zéro à cet effet.»

La suspension des deux joueurs sera en vigueur jusqu’à ce que le tribunal se soit prononcé sur les accusations, ajoute la LHJMQ qui a mis plus de 24h à réagir.

«Le Bureau du commissaire avait besoin de temps pour prendre connaissance du dossier et de finaliser des éléments en amont de la suspension, puisque la présomption d’innocence demeure toujours la prérogative dans notre système de justice. Conformément aux règles et aux politiques de la ligue, il était également important de rendre une décision réfléchie qui permet de préserver la confiance du public et des membres envers l’organisation. Quelques éléments clés qui ont été considérés:

  • Les joueurs de la LHJMQ ont un statut d’athlète amateur étudiant et non d’employé;
  • Les athlètes de la LHJMQ sont des étudiants qui fréquentent des établissements scolaires;
  • Les joueurs doivent pouvoir poursuivre leurs études malgré la suspension;
  • Les joueurs demeurent chez des familles de pension dans leur ville d’accueil;
  • Les joueurs demeurent sur le programme d’aide aux joueurs de la LHJMQ.»

La ministre s'interroge

Hier, la ministre déléguée à l'Éducation et responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest, a avoué ne pas comprendre pourquoi la LHJMQ se donnait un délai de 48 heures pour statuer sur la situation.

Selon elle, le circuit Courteau était au fait de la problématique et aurait pu planifier une décision.

Interpelée sur le sujet avant la période de questions à l'Assemblée Nationale, Mme Charest a indiqué qu'elle s'attendait à ce que la ligue soit exemplaire et impose une sanction sévère contre les deux joueurs.