Les travailleurs de l'usine Siemens acceptent la dernière offre patronale

Les 200 membres de la section locale 244 d’Unifor travaillant pour Siemens ratifient leur convention collective. (Facebook | Unifor Québec)

Les quelque 200 travailleurs de l'usine Siemens à Drummondville ont approuvé à 83% la dernière offre patronale, qui leur accorde d'importantes augmentations de salaire et même une septième semaine de vacances.

Les travailleurs, membres d'une section locale du syndicat Unifor, affilié à la FTQ, toucheront une augmentation de 2,10$ l'heure la première année, puis 1,40$ l'heure la deuxième année et 1$ l'heure la troisième année de la convention collective. Il s'agit d'augmentations moyennes de 8,7%, de 5,1% et de 3,8%.

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De plus, le syndicat Unifor a obtenu une cinquième semaine de vacances après 15 années d'ancienneté, une sixième après 25 ans et, fait plus rare, même une septième semaine de vacances après 35 ans de service.

En entrevue lundi, Hugues Perreault, représentant national pour Unifor, a dit estimer que le taux d'approbation de 83% «parle par lui-même» quant à la satisfaction des membres.

Le syndicat a aussi réussi à négocier une augmentation des primes et a fait modifier le texte de la convention collective pour améliorer la protection contre la sous-traitance.

D'ailleurs, les travailleurs, qui s'étaient dotés d'un mandat de grève dans une proportion de 99%, le 30 avril, n'ont pas eu à l'exercer. «Il y a eu plusieurs activités de mobilisation, autant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'usine, mais aucune grève n'a été exercée», précise M. Perreault.

Une entente de principe était d'abord intervenue ce printemps, sous recommandation de la conciliatrice au dossier. Mais les membres l'avaient rejetée le 19 juin. Cette fois, Il s'agissait donc d'une offre patronale finale, et non d'une entente de principe. Et les membres l'ont finalement acceptée.

M. Perreault a fait valoir que le contexte de rareté de main-d'oeuvre dans l'ensemble du Québec a certes joué en faveur des travailleurs, de même que la réalité régionale de Drummondville.

«Ce sont des augmentations importantes, considérant la conjoncture économique actuelle, considérant également la conjoncture régionale de Drummondville qui, en contexte de pénurie de main-d'oeuvre importante, a vu les conditions salariales des différentes entreprises avoisinantes être bonifiées de la même façon», a fait valoir M. Perreault.

Les salariés de cette usine de Drummondville qui appartient au géant Siemens y fabriquent des panneaux électriques pour les secteurs résidentiel et industriel.

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