PANNES : Pas de retour à la normale avant samedi

Hydro-Québec

Certains Québécois toujours privés de courant, à la suite de la tempête de ce week-end, devront attendre jusqu'à samedi avant d'être rebranchés.

À midi, plus de 82 000 clients sont encore sans électricité principalement dans les Laurentides, dans Lanaudière et en Outaouais. Consultez le bilan des pannes. Hydro-Québec croit être en mesure d'en rebrancher 50 000 d'entre eux d'ici la fin de la journée.

La société d'État estime qu'il s'agit d’une crise sans précédent depuis plus de 25 ans au Québec. Au plus fort des pannes, plus de 550 000 foyers ont été plongés dans le noir. Une bande de territoire de 300 kilomètres de long par 100 kilomètres de large a été frappée, ce qui rend les travaux de rétablissement extrêmement complexes.

"Plus le temps avance, plus c'est compliqué et plus c'est long. Depuis le verglas, c'est pas mal ce qui nous est arrivé de plus important et plus costaud." -Sophie Brochu, PDG d'Hydro-Québec

300 poteaux ont été remplacés cet avant-midi et 200 autres devraient l'être d'ici demain. 700 équipes sont déployées sur le terrain. Plusieurs installations électriques sont très difficiles d'accès.

Malheureusement, dix personnes ont perdu la vie en raison des orages de samedi, soit neuf en Ontario et une au Québec.

Pas d’impact sur les tarifs

Sophie Brochu a dit croire que cette opération coûtera « plusieurs dizaines de millions » à la société d’État, mais elle a assuré que ces sommes ne seront pas refilées aux clients puisque le gouvernement Legault a assujetti les hausses de tarifs à l’inflation et devrait même plafonner une éventuelle hausse en raison de la flambée inflationniste des derniers mois: « C’est à la charge du bénéfice d’Hydro-Québec. Ce ne sont pas les clients qui vont payer ça. »

Hydro-Québec ne se crée d’ailleurs pas d’illusions pour l’avenir: « Ce genre d’événement va se produire de plus en plus », a-t-elle reconnu en référence aux événements météorologiques extrêmes qui sont l’héritage des changements climatiques.

(Avec les informations de Pierre Saint-Arnaud, La Presse canadienne)