Preuve close au procès de la belle-mère de la fillette de Granby.

justice Vladstudioraw

Le contre-interrogatoire de la dernière témoin s’est terminé jeudi matin dans le procès de la belle-mère de la fillette martyre de Granby.

L’experte Annie Sauvageau estime que l’enfant de 7 ans, enroulée dans de nombreuses couches de ruban adhésif, les bras sous le ruban et fixés au thorax, n’avait plus la latitude pour faire les mouvements respiratoires. 

Donc ultimement, elle privilégie un décès par asphyxie mécanique, plutôt que par suffocation externe.

La posture dans laquelle l’enfant était placée, avec une certaine flexion du cou vers l’avant, aurait également pu contribuer au décès selon elle.

La consultante estime aussi qu’une hyperthermie par enveloppement corporel ait aussi pu jouer un rôle important. 

Le corps de l’enfant n’aurait pas pu évacuer la chaleur sous de nombreuses couches de plastique, croit-elle.

Elle vient ainsi contredire la Dr Caroline Tanguay, pathologiste de la couronne qui a affirmé que la fillette de 7 ans était possiblement décédée par suffocation externe, après avoir eu la bouche et le nez couverts de ruban.

Mme Sauvageau a dit que si le nez et la bouche avaient étés complètement obstrués, on n’aurait pas entendu la petite fille pleurer et crier. Également, le moindre petit pli dans le ruban ou une toute petite entrée d’air aurait suffi à la garder en vie.

Ce matin, elle a été questionnée par la Couronne, entre autres à savoir un tout petit décollement, ou un trou de la grosseur d’une tête d’aiguille aurait pu la garder en vie. Elle a indiqué que si l’air passe, c’est oui.

C’était le dernier témoin. Environ 25 personnes au total ont été entendues.

Les plaidoiries vont commencer par la défense lundi prochain. Pour la Couronne, ce sera le lendemain. 

Ensuite le juge va donner ses directives au jury qui sera ensuite séquestré jusqu’à l’obtention d’un verdict.

Je vous rappelle que la belle-mère de l’enfant est accusée de meurtre non prémédité et de séquestration.

 

Avec la collaboration d'Amélie St-Yves - Journaliste Noovo Info, au palais de justice