Québec doit agir contre l'exode des intervenants à la DPJ

DPJ MCDQ

L'APTS demande l'intervention d'urgence du ministre Carmant pour contrer l'exode du personnel des centres jeunesses de la Mauricie/Centre-du-Québec.

Le syndicat estime que les nombreux départs accentuent sérieusement la crise que traverse le système de protection de la jeunesse.

Les intervenants en centre jeunesse quittent en raison notamment de conditions de travail très difficiles. Plusieurs se disent au bout du rouleau.

L'APTS déplore que la situation n'ait nullement changé depuis le drame de Granby, et ce, malgré plusieurs demandes et cris du coeur des intervenants.

Le syndicat craint le pire sous peu avec la fusion des listes d'ancienneté qui permettra à des employés de choisir un poste ailleurs dans le réseau.

Cette conséquence de la réforme Barrette instaurée en 2015 pourrait faire en sorte que des intervenants expérimentés quitteront les centres jeunesse.

En Mauricie/ Centre-du-Québec, le nombre de signalements traités à la DPJ a augmenté de 7% en un an et celui des signalements retenus de 6%

L'APTS menace d'entamer des actions de sensibilisation énergiques si le ministre responsable de la DPJ, Lionel Carmant, n'agit pas rapidement.

L’Alliance du personnel professionnel et technique du réseau de la santé et des services sociaux (l’APTS) représente 4300 membres en Mauricie et au Centre-du-Québec, dont 600 travaillent en centre jeunesse. Drummondville accueille le Centre jeunesse Laforest  ainsi que plusieurs familles d'accueil de la DPJ.