Refus des TSO en santé : "c'est possible de mieux gérer les horaires"

Urgence - hôpital

Le mouvement d'action contre le temps supplémentaire obligatoire (TSO) semble avoir porté ses fruits ce weekend en Mauricie/Centre-du-Québec. Les infirmières avaient annoncé au CIUSSS MCQ qu'elles refuseraient de faire des heures supplémentaires forçant les établissements à s'organiser.

Normalement, il y a une vingtaine de demandes pour du TSO, chaque jour de fin de semaine, au travers des établissements du CIUSSS MCQ.

Le weekend dernier, le Syndicat des professionnelles en soins de la Mauricie/Centre-du-Québec en comptait moins de 5 pour la région dont un du côté de l'urgence de l'hôpital Sainte-Croix à Drummondville.

La présidente du SPS - FIQ, Nathalie Perron.

Nathalie Perron

" Le temps supplémentaire obligatoire (TSO) doit être utilisé comme une situation urgente exceptionnelle pour ne pas laisser nos patients sans relève compétente. Là ce n'est pas des situations urgentes exceptionnelles, ce sont des histoires de "on n'a pas remplacé les vacances, on n'a pas donné l'affectation, on n'a pas offert les remplacements des différents corps de travail à l'avance, on attend à la dernière minute." Ça, c'est ce qui fait que ça se retrouve toujours sur le dos de celles qui sont sur le plancher, et c'est ça qu'il faut qui cesse."

IStock.com/psphotograph

NOUVELLES ACTIONS À PRÉVOIR

Une mise en demeure a été envoyée au PDG du CIUSSS de la Mauricie/Centre-du-Québec, au ministère de la Santé ainsi qu'aux différents Ordres représentant les travailleurs de la santé afin que le recours au temps supplémentaire obligatoire (TSO) ne soit pas un mode de gestion, mais une mesure de dernier recours.

D'autres actions sont à prévoir dans les prochaines semaines et les prochains mois afin que le message concernant les TSO soit bien compris et que la façon de travailler des divers CIUSSS à travers le Québec change.