Reprise de certaines activités à l'UQTR

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Avec le déconfinement graduel annoncé lundi dernier par le gouvernement du Québec, l'Université du Québec à Trois-Rivières a reçu l'aval pour reprendre certaines activités sur le campus. Le recteur de l'UQTR s'est également positionné sur la session d'automne et l'organisation qui l'entoure.

Au cours des deux prochaines semaines, les chercheurs de l'UQTR pourront revenir au travail, tant en laboratoire que sur le terrain, mais en respectant différentes conditions. Ils devront suivre une formation en ligne en santé et sécurité au travail, compléter un outil diagnostic qui fait une grille d'évaluation des risques et obtenir un formulaire d'engagement de tous les membres de l'équipe de recherche.

« La sécurité, c'est la considération numéro un », avance le recteur de l'université trifluvienne Daniel McMahon.

À cet effet, l'UQTR encourage tous ses employés qui effectuent présentement du télétravail à le poursuivre, si leur fonction le permet. Les travailleurs qui voudront revenir sur le campus devront réaliser les mêmes étapes que les chercheurs mentionnées ci-haut.

Par contre, toutes les personnes ayant contracté la COVID-19 ou dont un proche a été infecté se verront refuser l'accès au campus. Idem pour les personnes qui présentent des facteurs de risques ou qui sont âgées de plus de 70 ans.

En plus des départements de recherche, le service d'approvisionnement et celui des technologies de l'information vont reprendre leurs activités. Il faut savoir que des travaux sont réalisés pendant la période estivale. Comme les chantiers de la province seront de nouveau en opération dès le 11 mai, ces deux services sont jugés essentiels pour le bon déroulement des travaux.

L'université assure que plusieurs moyens de protection seront mis en place pour assurer la sécurité des employés. Là où c'est possible de le faire, des panneaux de plexiglas seront installés.

« Lorsque c'est impossible de mettre en place des mesures physiques, il y a des équipements de protection, que ce soit des visières ou des masques. Mais les masques, c'est l'ultime recours devant une nécessité obligatoire d'avoir quelqu'un à l'université. Ça n'arrivera pas souvent pendant l'été, parce qu'il n'y a pas d'étudiant », fait remarquer M. McMahon.

Qu'en est-il de la session d'automne?

La direction de l'UQTR planche déjà sur plusieurs scénarios, en vue d'une reprise des activités académiques. Cela dit, le recteur de l'université n'imagine pas comment tous les étudiants pourraient revenir en classe en septembre, si bien sûr, la santé publique permet à ceux-ci de recevoir leur formation sur le campus.

« À moins d'un vaccin, il est hors de question de ramener tout le monde sur le campus, parce que physiquement c'est impossible avec les règles de distanciation. »

L'institution universitaire réfléchie donc à différentes alternatives pour favoriser tantôt de la formation à distance, tantôt de la formation en présentiel. Mais Daniel McMahon avoue qu'organiser une session où plus de 14 000 étudiants sont inscrits représente une tâche colossale.