Santé : suspension du permis de travail pour les non-vaccinés

Infirmière

La suspension des permis de travail des infirmières non vaccinées contre la COVID-19 soulève de la grogne en Mauricie/Centre-du-Québec.

L'Ordre des infirmières auxiliaires du Québec suspendra le permis de ses membres qui ne sont pas adéquatement vaccinés, dès vendredi. Le Collège des médecins et les ordres professionnels qui représentent les infirmières et les inhalothérapeutes ont aussi pris cette décision.

« Depuis le début de la campagne de vaccination pour lutter contre la pandémie de COVID-19, nous avons encouragé nos membres à se faire vacciner adéquatement afin de se protéger et de protéger les personnes qu’ils sont appelés à servir dans l’exercice de leur profession. Nous continuons d’ailleurs de les encourager à le faire. La très vaste majorité de nos quelque 80 000 membres ont répondu positivement à nos appels répétés. Toutefois, plus de 4 000 de nos membres ne sont pas adéquatement protégés et, conséquemment, ne sont pas en mesure de fournir une prestation de service assurant la protection du public. Or, c’est la mission première d’un ordre professionnel comme l’OIIQ de protéger le public » - Luc Mathieu, président de l’OIIQ.

À compter de vendredi, les employés du réseau de la santé qui ne sont pas doublement vaccinés contre la COVID-19 seront suspendus sans solde.

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IMPACTS EN MAURICIE ET AU CENTRE-DU-QUÉBEC

Pour les infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes de la région, il est question d'environ 300 personnes sur 5 500 employés.

Nathalie Perron, présidente du Syndicat des professionnelles en soins de la Mauricie/Centre-du-Québec craint que les impacts de ces décisions soient beaucoup plus grand que ce qu'anticipe le gouvernement du Québec.

 

" On le sait que dans certains départements, il peut y avoir jusqu'à 5 personnes [touchées par les mesures]. Est-ce qu'on va être capable de continuer d'offrir des services dans ces départements-là qui étaient déjà en souffrance ? On sait qu'il y a un plan de contingence qui va sortir, donc il va y avoir des services qui vont devoir être réduits ou coupés ou changés de région. Des gens de Drummond vont peut-être devoir aller à Victoriaville ou Trois-Rivières [pour recevoir des soins]. C'est inquiétant, c'est encore une fois la population qui va payer pour."

Les divers syndicats de la santé et des services sociaux de la Mauricie/Centre-du-Québec demandent au gouvernement Legault de reporter la date butoir du 15 octobre afin de permettre à un maximum de gens d'être adéquatement vaccinée dans un délai raisonnable.