Un pas vers l'abolition des commissions scolaires au Québec

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Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, dépose aujourd'hui (mardi) son projet de réforme du réseau des commissions scolaires.

Le projet vise l'abolition des 677 commissaires d'école et présidents du réseau francophone, dont ceux de la Commission scolaire des Chênes.

Ceux-ci seront remplacés par des administrateurs au sein de nouveaux "centres de services scolaires". La fin de leur mandat est prévue pour mars 2020.

Le gouvernement Legault compte économiser environ 45,5 M$ au cours des quatre prochaines années.

Québec récupérerait 10 M$ par an en ne versant plus de salaire aux élus scolaires et près de 12 M$ tous les quatre ans, en éliminant les élections scolaires.

Une fois exclus les coûts de la nouvelle structure, l'argent économisé ira à l'embauche d'une centaine de professionnels additionnels dans les écoles.

Les dernières élections scolaires au Québec remontent à 2014. Le taux de participation y avait alors été de 4,87 %.

Le président de la Commission scolaire des Chênes, Jean-François Houle, s'oppose à cette réforme depuis le début.

Il est d'avis que ce projet manque d'ambitions en plus de faire abstraction des besoins des élèves et des communautés.