Visite de la police pour absence au travail : deux griefs déposés

Hopital-Ste-Croix-Drville-De-face-ete

L'aide de service de Drummondville qui a reçu la visite de policières suite à une absence au travail pour maladie dépose un grief contre le CIUSSS MCQ.

Mathieu Roy estime qu'il s'agit de gestion abusive. Il est appuyé par le Syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et de métiers.

 

Pascal Bastarache est président du Syndicat :

« Nous allons réclamer un montant initial de 15 000$ et sommes à parfaire, selon le déroulement de l'enquête et des preuves qui seront déposées. Le montant est réclamé pour dommages moraux que ce soit pour l'atteinte à la réputation, le stress occasionné et l'atteinte à la dignité. »

 

 

Dans la nuit du 28 septembre dernier. M. Roy a reçu la visite de 2 policières à son domicile de Drummondville. Les agentes auraient été envoyées à la demande d'une gestionnaire de l'hôpital Sainte-Croix. Mathieu Roy affirme que les policières lui ont demandé de contacter son employeur. Au bout du fil, ce dernier aurait exigé que M. Roy entre au travail. Le président du syndicat, Pascal Bastarache, affirme que l'appel de la gestionnaire n'était pas motivé par une crainte pour la santé ou la sécurité du travailleur.

Le CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec a d'ailleurs déploré la situation, la qualifiant d'inacceptable, et a offert ses excuses à M.Roy. L'organisation refuse toutefois de dévoiler la version des faits de la gestionnaire qui aurait contacté les policiers et de dire s'il y aura des sanctions contre elle,  jugeant que le dossier est confidentiel.

Le président SPPSAM, Pascal Bastarache, affirme qu'il n'a pas été en mesure, lui non plus, d'obtenir ces informations. Dans ce cas, le syndicat dépose un deuxième grief.

 

« C'est un grief syndical qui conteste la décision de la coordonnatrice en question et nous allons demander des actions punitives de la part du CIUSSS MCQ pour la personne qui était en autorité, qui a pris la décision. »

Pascal Bastarache