Agression au Walmart de Sherbrooke: l'accusé demeure détenu

kouddar

Le client frustré d'un Walmart de Sherbrooke (secteur Fleurimont) accusé d'avoir foncé sur un garde de sécurité devra rester derrière les barreaux au moins jusqu'à demain (mardi). 

Nacime Kouddar de Mascouche fait face à quatre chefs d'accusation, dont voies de fait armées et négligence criminelle causant des lésions.

L'homme de 25 ans aurait agi par frustration parce que l'employé lui avait refusé l'accès au commerce avec sa conjointe en raison des règles de sécurité liées au coronavirus pour limiter le nombre de clients à l'intérieur du magasin afin d'éviter une propagation du virus. L'Estrie est la 5e région la plus infectée au Québec avec 548 cas.

Il aurait ensuite attendu la fermeture du magasin pour happer l'agente de sécurité avec son véhicule.

Des témoins ont rapporté que l'homme aurait foncé sur le gardien de sécurité qui s'est agrippé au capot de sa voiture pour ensuite être trainé sur plusieurs mètres. L'accusé aurait donné plusieurs coups de volant pour le faire tomber.

Philippe Jean, 35 ans, s'est affaissé lourdement au sol. Il souffre de sévères blessures à la tête. Le père de 5 enfants était toujours dans un état critique à l'hôpital, hier soir.

Instagram : Nacime Kouddar reviendra en Cour mardi pour son enquête sur remise en liberté 

Campagne de sociofinancement

Une campagne de sociofinancement a été lancée pour soutenir la famille du gardien de sécurité. À 16h cet après-midi, elle avait déjà permis d'amasser plus de 110 000 $.

Dans les heures qui ont suivi, un ami de Philippe Jean a lancé un appel aux dons sur Facebook : 

Le directeur du Service de police de Sherbrooke, Danny McConnell, a lancé un appel au calme à la population :

«J’insiste sur le fait que la population doit respecter les agents et les employés des commerces qui ne font qu’appliquer les mesures de distanciation sociale imposées par le gouvernement du Québec pour diminuer les risques de contagion dans les lieux publics et protéger la santé et la sécurité de la population sherbrookoise. Le non respect des règles mises en place par les commerçants justifie les employés de refuser l’accès au commerce aux citoyens contrevenants. Un refus d’obtempérer pourra constituer une infraction municipale pour laquelle les policiers seront justifiés d’intervenir en support aux commerçants.»

Des entreprises de la région ont mis en place des services et des offres spéciales pour vous aider à mieux traverser la crise. Encouragez vos marchands locaux en visitant notre section spéciale Achetez Local 

 

(Avec la collaboration d'Étienne Phénix et Marie-Pier Boucher, journalistes Bell Média à Montréal et Mikaël Demers, journaliste Bell Média Sherbrooke)