Cas de variants : Changement d'approche de la santé publique

A health worker prepares to administer COVID-19 vaccine to a hospital in Gauhati, India, Saturday, Jan. 16, 2021. (AP Photo/Anupam Nath)

Le tiers des cas de COVID-19 rapportés la semaine dernière en Estrie sont des variants, a confirmé la Santé publique, ce matin lors d'un point de presse. Afin de freiner sa propagation, les autorités de la santé intensifient leurs interventions et apportent des changements aux mesures d'isolement des cas. 

Bien qu'il y ait une légère progression des cas de variant en Estrie, la région fait bonne figure si on la compare au reste de la province, elle qui affiche un taux par 100 000 habitants parmi les plus bas. À l'échelle du Québec, près de 50 % des cas positifs sont des variants, contre 1 sur 3 en Estrie. 

Afin d'éviter que la situation ne se dégrade, comme c'est le cas dans plusieurs régions du Québec actuellement, la Santé publique adoptera dorénavant une approche unifiée pour ses enquêtes épidémiologiques. Concrètement, cela signifie que tous les cas positifs seront traités, d'emblée, comme des variants. 

Des questions plus pointues seront demandées par les équipes d'enquête qui évalueront les contacts, notamment en ce qui a trait à la distanciation physique et au type de masque porté. 

Dans cette optique, de nouvelles consignes sont en vigueur en matière d'isolement. Une personne ayant été en contact avec un cas positif devra maintenant passer au moins deux tests de dépistage lors de sa quarantaine de 14 jours, soit un au début de sa période d'isolement et l'autre, 2 jours avant la fin. Même si le premier test est négatif, l'isolement doit être respecté jusqu'au bout.

Les personnes qui habitent sous le même toit qu'un contact modéré ou élevé devront aussi s'isoler, en attendant le résultat d'un test de dépistage. Par exemple, si un adulte a été en contact avec un cas positif, ses enfants et son partenaire devront également s'isoler quelques jours. Seulement les enfants et le partenaire pourront retourner à leurs activités quotidiennes si le test est négatif; l'adulte quant à lui devra demeurer isolé. 

« Les efforts actuels sont dans le but de se donner du temps afin de se rendre à la vaccination dans la population en général et de s'assurer qu'elle fasse effet. C'est une course, finalement, entre la vaccination et la progression des variants », illustre la Dre Geneviève Petit, substitut au directeur de santé publique de l'Estrie et coordonnatrice médicale de la COVID-19 pour la Santé publique de l'Estrie.