Les syndicats du secteur public de Granby sont en colère contre Québec

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Les syndicats du secteur public (CSN) de Granby se mettent en action pour améliorer leurs conditions de travail.

Les travailleurs, issus notamment de la santé, des services sociaux et de l'éducation, sont indignés par les offres déposées par le gouvernement Legault. Québec offre 1,75% pour chacune des deux premières années, 1,5% d'augmentation pour la 3e et 1% pour chacune des dernières années du contrat de travail. La CSN et ses membres jugent cette offre nettement insuffisante.

Les travailleurs estiment qu'il est temps que le gouvernement réinvestisse dans les services à la population après de nombreuses coupures au fil des ans.

Les conventions collectives de toutes les travailleuses et tous les travailleurs des services publics arriveront à échéance le 31 mars 2020.

 

Camille Dubuc est président du Syndicat des enseignantes et enseignants du cégep de Granby. Il demande un réel réinvestissement dans le réseau collégial.

 

 

« Nous l’avons vu récemment dans les médias, il y a dix fois plus d’étudiantes et d’étudiants en situation de handicap au Cégep de Granby. Nous souhaitons que la prochaine négociation nous permette de dégager des ressources pour les profs, afin que nous puissions nous adapter à ce changement dans la population étudiante. Dans les derniers mois, le gouvernement a injecté des sommes importantes dans les cégeps, cependant rien n’a été ajouté au niveau de l’enseignement. Il y a du financement qui a été établi dans les années 90 et qui n’a pas été revu depuis. Au Cégep de Granby, il y avait environ 1000 étudiantes et étudiants et un peu moins de cent professeurs. Aujourd’hui, on est deux-mille étudiants et plus de 150 profs. Le financement ne suit pas l’évolution des besoins. »

 

 

Pour la présidente du Syndicat du personnel administratif du CIUSSS Estrie - CHUS - CSN, Vicky Ouellet, les négociations sectorielles doivent permettre de trouver des solutions qui bénéficieront au personnel tout en améliorant les services.

 

« Entre autres, nous voulons revoir la gestion de l’accès aux postes dans nos établissements pour qu’on puisse les combler. Par exemple, la reconnaissance de l’attestation d’études collégiales (AEC) favoriserait le recrutement de la relève tout en permettant à bon nombre de travailleuses à l’emploi de l’établissement d’accéder à de nouveaux postes pour lesquels elles détiennent l’expertise. Au cours de la dernière année, plus d’une centaine de travailleuses ont quitté leur emploi. Les établissements peinent à combler ces postes. Le manque de personnel provoque une accélération de la surcharge de travail de celles qui sont en poste. Les gens finissent par tomber malades. Toute cette pression s’ajoute à des années de compressions budgétaires et de réformes. On n’en peut plus ! Un virage s’impose ! »