Manifestation à Sherbrooke : Une enseignante heurtée par un véhicule

Enseignante heurtée Sherbrooke

La manifestation des enseignantes et enseignants s'est terminée sur une mauvaise note devant l'école secondaire du Triolet à Sherbrooke, ce matin. Une enseignante a été légèrement blessée à un genou par un automobiliste qui aurait tenté de traverser la ligne de piquetage des syndiqués. Le suspect a été arrêté.

L'équipe de Noovo Info, qui était présente au moment des faits, a capté la scène. Sur ces images exclusives, il est possible de voir les enseignantes et enseignants qui entourent le véhicule d'un homme, dans lequel prenait place un enfant. Le journaliste Louis-Philippe Bourdeau explique, dans la vidéo ci-dessous, le fil des événements.

L'homme de 54 ans de Sherbrooke a été arrêté à son domicile, un peu plus tard, en fin d'avant-midi, après qu'il ait quitté les lieux de l'incident. Selon le Service de police de Sherbrooke, il n'est pas connu des milieux policiers. Il a été interrogé cet après-midi et des témoins ont été rencontrés. Son véhicule a été saisi.

Les motifs exacts entourant l'événement doivent toujours être éclaircis. L'individu a été libéré sous promesse de comparaître. Des accusations d'agression armée et de délit de fuite pourraient être déposées. 

« C'est un geste regrettable que l'on condamne. Dans un contexte où l'on fait une manifestation pacifique et que l'on est dans nos droits de le faire, on se retrouve dans une situation qui n'est pas agréable », commente Richard Bergevin, président du SEE-CSQ.

Rentrée scolaire perturbée ce matin en raison du débrayage des professeurs du Syndicat de l'enseignement de l'Estrie.

Comme prévu, les 3500 membres ont fait la grève de minuit à 9 h 30 dans l'espoir de faire avancer les discussions pour le renouvellement de leur convention collective qui est échue depuis plus d'un an.

Les négociations entamées avec le gouvernement n'ont pas permis d'en arriver à une entente.Les enseignants demandes un allègement de la tâche, de meilleurs salaires et la fin de la précarité de l'insertion professionnelle.

Ce débrayage touchait tous les établissements des Centres de services scolaires de la Région-de-Sherbrooke, des Hauts-Cantons et des Sommets.Le préscolaire et le primaire, le secondaire, la formation professionnelle et la formation générale des adultes ont été affectés par cette courte grève.

Les enseignants disposent de quatre autres journées de grève à utiliser au moment jugé opportun.

" Les enseignants, exaspérés, épuisés et à bout de ressources, veulent exprimer leur ras-le-bol, mais ils ont voulu limiter les conséquences sur les élèves, tout en faisant pression sur les administrations scolaires. Nous voulons maintenant que le gouvernement entende le cri du coeur des enseignantes et des enseignants. Ils ont besoin d'une démonstration claire qu'il les soutient et les reconnaît dans leur tâche, parce qu'ils n'en peuvent plus de tenir l'école à bout de bras. Il faut que le gouvernement passe de la parole aux actes." - Richard Bergevin, président du SEE-CSQ.

Les cours ont pu reprendre après la grève

Une fois la courte grève terminée, les élèves ont pu reprendre leur formation.

Au Centre de services scolaire des Hauts-Cantons, les cours ont débuté à 10 h, alors qu'au Centre des services scolaire des Sommets les cours ont pu reprendre à 9 h 40.

De son côté, le Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke a décidé de suspendre les cours pour l'avant-midi.

Avec la collaboration d'Amélie Paquette.