Pas de changement de couleur à court terme pour l'Estrie

COVID-19-39

Le directeur régional de santé publique en Estrie, Alain Poirier, et le directeur de la campagne de vaccination en Estrie, Jean Delisle, ont fait le point ce matin sur la situation de la COVID-19 en Estrie.

Vers un retour en zone jaune ? 

La situation épidémiologique est encourageante en Estrie depuis quelques semaines, au chapitre des cas quotidiens, des hospitalisations et des éclosions. Présentement, seulement 4 lieux de transmission sont sous surveillance, ce qui est bien en deçà des derniers mois.

Est-ce que l’Estrie, qui se situe présentement au palier d’alerte orange, pourrait bientôt passer en zone jaune ? Pas à court terme, selon Alain Poirier

«  Il y a quelques semaines, quand on a plaidé pour le changement en zone orange, il y avait des régions qui faisaient mieux que nous, et qui en ce moment font moins bien que nous. […] Il n’y a pas de demande ni de l’Estrie ni d’autres régions d’amoindrir. »

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Vaccination

Dès aujourd’hui, tous les lieux de vaccination dans les neuf RLS sont opérationnels.

Toutes les plages horaires pour les mois d’avril et de mai ont été comblées, en Estrie. On ignore à quel moment d’autres plages seront ouvertes pour les mois suivants, mais ce sera sous peu, assure le directeur de la campagne de vaccination en Estrie, Jean Delisle.   

Plus de 85 000 rendez-vous ont été pris dans la région depuis le début de la campagne.

Questionné sur le retard que présente l’Estrie quant au taux de vaccination de la population par rapport à d’autres régions plus avancées, M. Delisle indique que la répartition des doses d’un point de vue national en fonction des situations épidémiologiques explique la situation.

« On continue notre dialogue avec différents joueurs du ministère. J’ai plaidé cette fin de semaine certaines situations, certains groupes vulnérables afin de répondre aux différentes attentes de la population, notamment pour les gens les plus vulnérables. », commente Jean Delisle.

Confusion autour de la définition de premier répondant

Des policiers de l'Estrie ont été vaccinés, même s'ils ne font toujours pas partie des métiers inscrits sur la liste des groupes priorisés. Une note interne de la santé publique aurait été mal interprétée par les corps policiers. La définition de premier répondant sera précisée par la santé publique.

« On est en train de démêler tout ça pour essayer, partout au Québec, d’avoir une définition unanime. En attendant, on a demandé aux policiers de ne plus prendre de rendez-vous. On va clarifier tout ça. », indique le Dr Poirier.