COVID-19: Des patients du Grand Montréal non réanimés à certaines conditions

Les ambulanciers d'Urgences-Santé opérant à Montréal et Laval ont reçu l'ordre de limiter leurs efforts pour sauver des patients en arrêt cardio-respiratoire lors de la première vague de la pandémie de COVID-19. 
Selon Le Devoir, la directive ministérielle mise en place le 4 avril a été maintenue jusqu'au 21 septembre.

Les ambulanciers d'Urgences-Santé opérant à Montréal et Laval ont reçu l'ordre de limiter leurs efforts pour sauver des patients en arrêt cardio-respiratoire (asystolie- sans pouls) lors de la première vague de la pandémie de COVID-19. 

Selon Le Devoir, la directive ministérielle mise en place le 4 avril a été maintenue jusqu'au 21 septembre. Seuls les enfants, les femmes enceintes et les patients en hypothermie ont échappé à l'application de ces mesures d'exception visant à protéger la santé des ambulanciers et à éviter une surcharge des soins intensifs des hôpitaux. 

Le Directeur des soins d'Urgences-Santé, Pierre-Patrick Dupont précise toutefois que les manoeuvres de réanimation étaient effectuées, mais la durée d'intervention était limitée. L'état du patient était pris en compte. Après 4 minutes sans pouls, les chances de réanimer un patient varient entre 1% et 3% d'où l'importance d'agir rapidement. 

Urgences-Santé est incapable de chiffrer le nombre de patients qui n'ont pas obtenu les soins usuels. Entre 2019 et 2020, près de 1% des appels étaient liés à des arrêts cardio-respiratoires et 28% à des problèmes respiratoires ou cardiaques précise Le Devoir. Depuis le début de la pandémie, les ambulanciers d'Urgences-Santé ont répondu à plus de 18 000 appels d'urgence. 

Écoutez les explications du Directeur des soins, Pierre-Patrick Dupont....