Crise forestière : l'inaction du ministère pointé du doigt

Bois oeuvre (iStock.com PaulGrecaud)

La relance de l'industrie forestière ne se fait pas aussi rapidement que voulu en Outaouais.

La cellule d'intervention, qui a été mise en place il y a un an, pointe particulièrement du doigt la direction régionale du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs ajoutant qu'elle «n'agit ni comme allié ni comme facilitateur» dans le dossier.

Le comité comprend mal pourquoi certaines actions n'ont pas encore été prises alors que beaucoup de travail a été fait et qu'un mémoire comprenant 17 recommandations a été déposé cet automne au gouvernement provincial.

« Je me suis souvent réjouis des annonces ou des visites des ministres en lien avec cette crise forestière qui nous touche, cependant je crois maintenant comprendre que c'est la machine administrative gouvernementale qui ne veut pas livrer la marchandise. Dans la haute fonction gouvernementale, il n'y a pas de porteur de ballon. Je demande l'intervention des deux ministres qui ont mis sur pied la Cellule, parce que l'appareil administratif est bloqué, embourbé dans des plans, des carcans, des dédales et des procédures qui ne permettent pas de marcher en mode action. Nous demandons aux ministres qu'ils désignent un champion qui sera en charge de faire cheminer administrativement ce dossier, ce que de toute évidence nous n'avons pas. »

Chantal Lamarche, préfète de la MRC de la Vallée-de-Gatineau et présidente de la Cellule d'intervention

Environ 600 personnes ont perdu leur emploi au cours des dernières années en Outaouais en raison de la crise forestière.