Racisme à l'Ud'Ottawa : la classe politique s'invite dans le débat

Université d'Ottawa (Ud'O)

La classe politique réagit aujourd'hui à la controverse qui touche l'Université d'Ottawa où une professeure a été suspendue après avoir utilisé un mot à caractère raciste dans le cadre d'un cours sur la réappropriation de certains mots.

34 de ses collègues ont pris sa défense et ont été attaqués sur les réseaux sociaux sur le fait qu'ils sont francophones.

Une situation qui fait sourciller la ministre de la Sécurité publique du Québec, Geneviève Guilbault, qui se demande depuis quand agir de la sorte fait avancer la lutte contre le racisme.

« Il faut pouvoir distinguer l’emploi d'un mot comme une insulte du recours au même mot dans un cadre académique pour évoquer son histoire, son parcours. Il est fondamental de pouvoir nommer les choses dans un contexte académique pour pouvoir les comprendre et en débattre. Revenir en arrière et se poser des questions sur l’histoire des mots, ce qu’ils voulaient dire à une époque, ce qu’ils veulent dire aujourd’hui. »

Dominique Anglade, chef du Parti libéral du Québec

L'APPUI DE CENTAINES DE PROFS

Près de 600 professeurs de cégep et d'université ont également signé une lettre en appui à la professeure de l'Université d'Ottawa.

Ils affirment que la direction de l'établissement se trompe de cible en la punissant, rappelant le contexte de l'incident et l'intention de la professeure.

Les signataires exigent que le recteur et le doyen de la faculté corrigent publiquement ce qu'ils qualifient d'attaque à la liberté académique.

Ils invitent les institutions d'enseignement à se doter d'une politique claire afin de protéger l'intégrité des connaissances et de ses passeurs.

En collaboration avec Maxime Brindle, journaliste Bell Média