ABI : Un an plus tard, le statut quo persiste

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Un important rassemblement est prévu cet après-midi (vendredi) à Bécancour pour souligner le 1er anniversaire du lock-out.

Les syndiqués de l'Aluminerie de Bécancour se regrouperont devant le bureau du député de Nicolet-Bécancour sur l'avenue Godefroy. Ils s'attendent d'ailleurs à ce que les députés de la région prennent la parole pour se prononcer au sujet du conflit.

C'est le 11 janvier 2018 que la direction d'Alcoa et Rio Tinto a imposé le lockout à ses quelque 1 030 travailleurs.

Les négociations achoppaient sur le financement du régime de retraite et le respect de l'ancienneté dans les mouvements de main-d'oeuvre.

365 jours plus tard, c'est toujours l'impasse entre les deux parties, qui semblent encore très loin d'une entente.

Le Syndicat des Métallos estime que la compagnie prend en otage les familles, affecte l'économie centricoise et fait payer la note à Hydro-Québec. Le syndicat, affilié FTQ, affirme qu'à ce jour, le lockout a fait perdre plus de 215 millions $ à Hydro-Québec, donc aux Québécois.

Alcoa doit entre autres manoeuvrer dans un contexte où 30% de la main-d'oeuvre sera admissible à la retraite d'ici 4 ans. D'ailleurs, 110 employés ont pris leur retraite au cours de la dernière année. 

De son côté, le président de l'Association de l'aluminium du Canada, Jean Simard, soutient que l'usine est en danger. Selon lui, l'ABI n'est pas rentable et que c'est presque un miracle si elle demeure ouverte. Le syndicat rétorque que l'Aluminerie de Bécancour est l'une des bonnes alumineries dans le monde.