Ajout de pédagogiques: les employés en service de garde veulent aussi du répit

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L'ajout de trois journées pédagogiques pour l'année scolaire en cours par le ministère de l'Éducation est bien mal reçu chez les employés de soutien. Ceux qui s'occupent entre autre des services de garde se disent à bout de souffle.

Leur syndicat avance que cette décision du ministre Jean-François Roberge aura des répercussions importantes pour le personnel qui s'occupe des enfants en dehors des heures de cours.

« Ayant déjà à jongler avec les bulles classes et des ratios difficiles, voire impossibles à maintenir, aux services de garde, étant en pénurie de personnel dans nos établissements, et ce depuis plusieurs années, ainsi que toutes les mesures de désinfection mise en place par le gouvernement, voilà que l’ajout de ces trois journées pédagogiques vient encore une fois surcharger le personnel de soutien qui est déjà à bout de souffle. Qui va les remplacer lorsqu’elles tomberont au combat? » se questionne Mathieu Laforme, président du Syndicat des employés de soutien de la Mauricie.

Les travailleuses et travailleurs de ce secteur d'activité réclament aussi des journées de repos. Le syndicat suggère, par exemple, que le congé des Fêtes soit allongé.

« Aux vacances du temps des Fêtes, peut-être terminer plus tôt pour permettre aux éducatrices, aux éducateurs et à tout le personnel de soutien scolaire de recharger les batteries. Si on veut s'assurer de la sécurité des élèves qu'on s'occupe, ça va être important de reposer nos troupes », avance M. Laforme.

Une action de mobilisation a été organisée mardi à Shawinigan et à Saint-Tite, devant les bureaux respectifs des députées Marie-Louise Tardif et Sonia Lebel.