Avis d’ébullition à Shawinigan: la patience est de mise dit la Ville

Eau-iStock-com-jacktherabbit

Patience, résilience et bienveillance… C’est le message que la Ville de Shawinigan voulait passer à ses 30 000 citoyens qui font bouillir leur eau depuis maintenant 6 semaines.

 

La Ville a affirmé hier que la situation ne changera pas sous peu. Il n’y a pas de solution sur la table actuellement. Les élus attendent notamment un rapport qu’ils ont demandé à la Polytechnique de Montréal. La Ville ne veut pas commettre l’erreur de remettre la station en marche sans être certaine que ce sera pour de bon. Elle préfère donc être plus prudente que pas assez. 

 

Nouvelle station : problèmes environnementaux majeurs

Noovo info (Éric Dufresne)

 

Au début du mois de décembre, la Ville a mis à l'arrêt la station du Lac-à-la-Pêche parce qu'elle cause des problèmes majeurs depuis sa mise en service. Des membranes se bouchent et provoquent des rejets toxiques dans la nature. La station n'était en fonction que depuis janvier 2020. Elle avait coûté 40 millions de dollars.

 

Le maire Michel Angers assure que la situation est jugée prioritaire pour les élus et que les équipes à l’Hôtel de ville sont au travail jour, soir et week-end. Il affirme que les employés ont même travaillé sur le dossier pendant les Fêtes. Le maire répète que ce dossier est très complexe et qu'il est toujours en communication avec Québec aussi pour dénouer cette impasse.

 

« On est très conscient que ça cause des inconvénients à la population, mais notre direction travaille avec des experts pour voir quelles sont les options et on va les rendre publique à notre population. »

Michel Angers, maire de Shawinigan

 

Des citoyens mécontents ont fait des demandes d'accès à l'information dans ce dossier pour en savoir davantage sur cette usine de filtration et ses rejets. Dimanche, plus de 200 véhicules ont circulé dans la ville en guise de manifestation. L'ancien candidat à la mairie de Shawinigan, Luc Trudel, était du nombre.