Budget fédéral: des dossiers « non réglés » en Mauricie

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Le gouvernement fédéral a dévoilé lundi son premier budget en 2 ans. Le document de 800 pages était grandement attendu en Mauricie, notamment pour les dossiers du train à grande fréquence (TGF) et de l'aide aux victimes de la pyrrhotite.

Dans son budget, Ottawa consacre 4,4 M$ dans la prochaine année à Transports Canada et VIA Rail Canada pour collaborer avec le bureau de projet conjoint afin de faire avancer et réduire les risques du projet de TGF.

Le fédéral ajoute aussi plus de 491 M$ sur six ans à VIA Rail pour investir sur les infrastructures afin « de réduire les goulets d’étranglement, améliorer la fluidité et la connectivité afin d’amorcer une étape importante du projet » de TGF dans le corridor Toronto-Québec. Celui-ci passera par Trois-Rivières, comme l'a confirmé le ministre de l'Innovation, des Sciences et de l'Industrie et député de Saint-Maurice-Champlain, François-Philippe Champagne.

Quant aux victimes de la pyrrhotite, elles devront attendre au prononcé économique de l'automne prochain avant de savoir si elles auront droit à un montant supplémentaire, et si oui, de quel ordre sera-t-il.

La coalition d'aide aux victimes, qui réclame 50 M$ au fédéral, a réagi de façon mitigée lundi.

« Le gouvernement reconnait qu’une contribution fédérale supplémentaire est nécessaire et qu’il travaillera avec le Québec pour déterminer le montant approprié. Dans les prochains jours, la CAVP rencontrera le ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie et responsable du dossier de la pyrrhotite, M. François-Philippe Champagne, afin de réitérer l’importance d’aider rapidement les victimes et prévoir les sommes nécessaires le plus tôt possible », soutient la CAVP.

L'une des plus importantes mesures fiscales annoncées par Ottawa est la bonification de 1,8 milliard de l'allocation canadienne de l'emploi. Celle-ci viendra en aide aux personnes à plus faible revenu.

« On vient élargir l'application de cette allocation pour la distribuer à plus de personnes. Les gens qui travaillent au salaire minimum à temps plein, avant l'annonce de lundi, n'avaient pas droit à cette allocation, mais maintenant il y auront droit », souligne Jean-Pierre Poulin, associé en fiscalité canadienne chez Raymond Chabot Grant Thornton.

 

Avec la collaboration de Frédéric Beaulieu, journaliste, Info Noovo Mauricie