Des parents de la région inquiets de l'abolition des commissions scolaires

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Des comités de parents de la Mauricie et du Centre-du-Québec sont inquiets et insatisfaits de l'abolition des commissions scolaires prévue par le gouvernement québécois.

Selon eux, le projet de loi 40 va beaucoup trop vite et demandent au ministre de l'Éducation de le mettre sur pause.

« On pense que ce qui est sur la table en ce moment ne va pas régler les défis en éducation. On pense que de vrais états généraux en éducation seraient la solution. » - Stéphanie Lacoste, présidente du comité de parents de la commission scolaire des Chênes

Rappelons qu'en octobre, la CAQ annonçait la transformation des commissions scolaires en centres de services dès le mois de mars 2020.

Selon Denis Boudreault, qui est président du comité de parents de la commission scolaire du Chemin-du-Roy, supprimer les élections scolaires vient à l'encontre de la démocratie, malgré le faible taux de participation des citoyens.

M. Boudreault avance que la réussite des jeunes doit être prise en compte, ce qui n'est pas le cas avec la réforme proposée par le ministre de l'Éducation, selon lui.

« Il a fallu en très peu de temps faire des consultations. Il n'y a pas eu d'analyses. Tous les arguments ne tiennent pas la route. Nous sommes pour la réussite de l'élève et on ne pense pas que ce qui sera fait va amener une réussite supplémentaire. »

Au Québec, 18 000 parents s'impliquent bénévolement à travers les comités parentaux et les commissions. Stéphanie Lacoste explique que ces derniers ont un impact direct sur les établissements scolaires.

« Avec la révision de la politique sur les saines habitudes de vie, on veut donner une orientation à tous nos établissements sur ce qui est important pour que nos élèves développent réellement de saines habitudes. Par le chantier sur le développement durable, on veut aussi orienter les établissements sur les choix responsables à prendre. Voici ce qu'on fait comme travaux qui peut influencer tous les établissements. »