Des restaurateurs de la région demandent des assouplissements des règles

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Les restaurateurs de Trois-Rivières et Shawinigan ne font qu'un dans une lettre qu'ils ont fait parvenir à la Régie des Alcools, des Courses et des Jeux ainsi qu’au gouvernement provincial, via le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale Jean Boulet. Ils demandent que les règles en place depuis le mois de mars soient assouplies cet été. 

Une étude menée par Restaurants Canada au début du mois de mai révélait que près de 70 % des restaurateurs craignent ne pas avoir assez de liquidités pour passer à travers les trois prochains mois.

La directrice-générale de la SDC centre-ville de Trois-Rivières, Gena Déziel, et le directeur-général du Regroupement des gens d’affaires centre-ville Shawinigan, Claude Villemure, sont les cosignataires de la lettre. Ils sont appuyés par une douzaine de personnalités du milieu des affaires de la région, dont les maires de Trois-Rivières Jean Lamarche et de Shawinigan Michel Angers.

« Bien que plusieurs d’entre eux font preuve de proactivité et de créativité pour revoir leur offre de service, il est clair qu’il s’agit de mesures temporaires qui ne peuvent assurer la viabilité à long terme de ces entreprises », expliquent-ils.

Pour assurer la « vitalité et de la relance économique des artères commerciales, des coeurs de villes, de villages et de quartiers », les signataires ont établi une liste de recommandation faite au gouvernement du Québec.

  • Permettre immédiatement à un restaurant de vendre de l’alcool sans nourriture;
  • Autoriser immédiatement la livraison de vin et bière venant d’un restaurant par un intermédiaire (ex. : Uber, Skip the dishes, Foodora);
  • Permettre immédiatement à un restaurant de vendre des bouteilles de vin ou de bière au détail (comme les cavistes en France);
  • Faire preuve se souplesse pour que les terrasses soient délimitées par une structure quelconque permettant de localiser et de fixer le nombre de personnes pouvant y être admises simultanément afin de respecter les normes de distanciation sociale;
  • Autoriser temporairement les changements de capacité notamment sur une terrasse sans que le titulaire de permis ait à faire une demande et sans exiger des frais supplémentaires;
  • Autoriser temporairement la vente des boissons alcooliques sur une terrasse aménagée temporairement lors d'un événement public dans une rue ou sur un site fermé sans avoir de besoin de faire une demande et payer des frais;
  • Limiter les commissions imposées au restaurant par les services de livraison (ex. : UberEats). Par exemple, la ville de San Francisco les a limitées à 15 % pour toute la durée de la crise;
  • Permettre au restaurateur le désirant de mettre en place un partage des pourboires entre les salariés de son établissement.

Avec la collaboration de Frédéric Beaulieu, journaliste, Bell Média Trois-Rivières