Déversement d'eaux usées: une mise en demeure contre le ministère de l'Environnement

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Les travaux de réparation de la conduite d'eaux usées sectionnée dans le secteur Sainte-Marthe-du-Cap, à Trois-Rivières, avancent bien. 

Lundi, les travailleurs s'affairaient à mettre en place les nouvelles pièces, qui devaient au préalable être reçues mardi. Cette opération devrait d'ailleurs se conclure aujourd'hui.

Par la suite, le bétonnage et le remblayage seront réalisés, des manoeuvres qui devraient s'étirer sur deux jours selon l'échéancier expliqué par la Ville aux médias la semaine dernière. La Ville de Trois-Rivières procèdera également à une inspection complète pour éviter de découvrir une nouvelle fissure lors de la remise en service, qui s'annonce délicate.

Rappelons que c'est lors de la dernière mise en service du réseau, dans la nuit du 7 au 8 septembre dernier, qu'un second bris est survenu dans la conduite principale, qui achemine 97% des eaux usées de Trois-Rivières vers les champs d'épuration.

Le déversement d'eaux usées se poursuit pour une 16e journée dans la rivière Saint-Maurice et le fleuve Saint-Laurent. Il devrait se terminer d'ici la fin de la semaine. Chaque jour, 70 millions de litres d'eaux sont acheminés dans les deux cours d'eau.

Une mise en demeure contre le ministère de l'Environnement

La Fondation Rivières a mis en demeure le ministère de l'Environnement, mardi, dans ce dossier. L'organisme exige que Québec installe des barrières flottantes. Celles-ci sont conçues pour contenir les matières flottantes évacuées dans les cours d'eau.

En réaction à cette demande, le ministre de l'Environnement Benoit Charette a souligné que l'utilisation de ce type de barrière aurait été inutile en raison du trop fort débit d'eau. Il a aussi ajouté que selon les experts en environnement sur place, une barrière flottante aurait également pu causer des refoulements d'égout dans les résidences à proximité. Benoit Charette estime d'ailleurs que la Ville de Trois-Rivières a bien gérer le dossier.

La semaine dernière, lorsque la Ville de Trois-Rivières a fait le point sur la situation, elle a expliqué que l'option des barrières flottantes avait été envisagée. Elle l'a finalement écartée après discussion avec le ministère de l'Environnement, puisque les rejets des stations de pompage ne contenaient pratiquement pas de flottants, notamment parce qu'ils sont broyés au préalable. Un drône survole également les berges pour repérer et récupérer la matière solide, s'il y a lieu.