Éclosions à l'hôpital de Trois-Rivières: le CIUSSS MCQ fait le point

hopital TR

L'hôpital de Trois-Rivières est aux prises avec trois éclosions de COVID-19, touchant 69 personnes. Le CIUSSS de la Mauricie-Centre-du-Québec a fait le point mercredi pour établir les faits et expliquer ce qui est à l'origine de ces nombreux cas.

D'abord, le virus est entré à l'unité de neurologie par une employée qui l'a contracté dans la communauté. Celle-ci a ensuite transmis la COVID-19 à des collègues et un patient. De plus, le système de ventilation dans la chambre de cet usager était favorable à la transmission du virus par l'air, ce qui a infecté d'autres employés et patients. Au total, 20 patients et 32 travailleurs de la santé ont contracté la maladie en une dizaine de jours.

Le virus a par la suite fait son chemin jusqu'à l'unité de chirurgie, via un patient du secteur de la neurologie. Ce dernier, atteint de la COVID-19, a été déplacé au département de chirurgie pour y subir une opération. Malgré toutes les précautions prises, une employée a été infectée par ce patient. Au final, la maladie aura été propagée à six usagers et quatre travailleurs de ce secteur de l'hôpital.

Puis, au cours des derniers jours, sept employés de l'unité COVID, où les patients admis sont atteints du virus, l'ont contracté à leur tour. L'investigation pour comprendre comment cette éclosion est survenue est toujours en cours.

La microbiologiste-infectiologue au CIUSSS MCQ, la Dre Lise-Andrée Galarneau, croit tout de même que les mesures en place pour protéger le personnel et les patients fonctionnent.

« On a eu 70 travailleurs qui ont eu la COVID de la communauté et ça n'a généré que trois éclosions. Il y a eu une amélioration incroyable par rapport à la première vague. Avoir une éclosion d'un employé qui a attrapé le virus de la communauté, c'est une exception. Le travail qui a été fait a porté fruits, sinon ce n'est pas trois éclosions qu'on aurait, mais une catastrophe. »

Dre Galarneau insiste sur le fait que tous les employés en contacts avec des patients infectés portent d'emblée le masque N-95. Elle souligne aussi que les déplacements entre unités sont interdits aux travailleurs dès qu'une éclosion est déclarée dans l'une d'entre elles.

Depuis le mois de juillet, 110 travailleurs de la santé ont contracté le coronavirus, dont 70 l'ont attrapé par leurs contacts sociaux.