Fillette de Granby: un antidépresseur retrouvé dans son sang

CTV Montreal

Au procès de la belle-mère de la fillette de Granby, vendredi, on a appris par le témoignage d'un expert que l'enfant de 7 ans prenait des antidépresseurs.

La chimiste toxicologue Laurie Bédard, du Laboratoire des sciences judiciaires et de médecine légale, a témoigné ce vendredi au palais de justice de Trois-Rivières. Elle a entre autres révélé avoir retrouvé du Citalopram, un antidépresseur, en quantité thérapeutique dans l'organisme de la fillette. Ce médicament sert à traiter un trouble obsessif compulsif, l’anxiété ou la dépression chez les enfants.

Ensuite, une biologiste judiciaire a été appelée à la barre des témoins. Josée Houde a été mandatée pour analyser des items saisis dans la résidence familiale où la fillette a été retrouvée inanimée le 29 avril 2019. Mme Houde a notamment procédé à l'analyse du morceau de ruban adhésif qui aurait servi à séquestrer l'enfant. Dans cet élément, souvent qualifié de « carapace » par les témoins, l'ADN de la fillette a été détecté.

L'ADN de la belle-mère a également été retrouvé sur une chemise qui était dans la chambre de la fillette, plus spécifiquement sur le noeud qui liait les manches.

Ces témoignages ont complété la troisième semaine d'audiences du procès qui doit durer six semaines. Par la suite, les 14 membres du jury auront la responsabilité de déterminer si la femme de 38 ans est coupable ou non des faits qui lui sont reprochés, soit de séquestration et de meurtre non prémédité.