La Classique internationale de canots devra possiblement revoir sa programmation

(Courtoisie Classique internationale de canots de la Mauricie)

À quelques semaines de la Classique internationale de canots de la Mauricie, l’organisation attend toujours une subvention du gouvernement provincial. 

Comme chaque année, l’évènement a déposé une demande de subvention auprès de Tourisme Québec. La réponse du ministère ne fut pas celle attendue. « Le ministère nous a informés que nous ne cadrions pas dans les critères cette année. Tourisme Québec donne une subvention en fonction d’un certain pourcentage d’investissements publics. On ne peut donc pas dépasser plus de 60% du budget qui soit des fonds publics, il faut avoir une participation du secteur privé », explique Yvon Laplante, le président de la Classique internationale de canots de la Mauricie.

Il faut savoir qu’au moment de déposer la demande, en février dernier, la Classique n’avait qu’une estimation du budget. Après avoir eu les chiffres réels, l’organisation a demandé à retravailler la demande, ce qui a été accepté par le ministère. Par contre, la demande ne pourra pas être évaluée avant la fin du mois d’août, ce qui est trop tard pour un évènement qui se déroule du 3 au 5 septembre. La Classique a fait la demande pour devancer le processus décisionnel. N’ayant toujours pas de réponse du gouvernement, l’organisation se prépare au pire.

 

Revoir la programmation

Le président de la Classique se veut tout de fois rassurant. « Peu importe la réponse du ministère, l’évènement ne sera pas annulé », ajoute-t-il. Faute de subvention, l’organisation conservera les compétitions de canot et de rabaska, mais abandonnera le kayak et la planche à pagaie.

 

Moins d’emplois créés

La Classique a également été refusée pour la subvention du programme d’aide Emploi Canada. Dû à la pénurie de main d’œuvre, le gouvernement aurait reçu un nombre plus élevé de demandes et ne pourrait donc pas financer toutes les organisations. Cette subvention permet le financement du salaire de la majorité des emplois étudiants durant les compétitions. « On a créé trois postes alors que le plan initial était de neuf. C’est donc beaucoup de travail qu’on va devoir répartir autrement. Il y a des tâches spécialisées qu’on ne peut pas confier à des bénévoles. La sécurité nautique, par exemple, il faut les permis légaux et beaucoup d’expertise », affirme le président de la Classique.

L’évènement peut tout de même compter sur l’aide financière de plusieurs municipalités comme Trois-Rivières, Shawinigan, La Tuque et Notre-Dame-du-Mont-Carmel. L’organisation a d’ailleurs présenté ses remerciements tout en expliquant la situation dans une publication Facebook.