La fillette de Granby se serait enfuie quelques heures avant son décès

CTV Montreal

La fillette martyre de Granby, décédée en avril 2019, se serait enfuie de sa résidence quelques heures avant l’intervention des services d’urgence. C’est ce qui est ressorti du témoignage d’un voisin, lundi, au palais de justice de Trois-Rivières.

Pour amorcer cette deuxième semaine du procès de la belle-mère de la fillette, Richard Samson, le copropriétaire de la maison où l’enfant de 7 ans aurait été tuée, a été appelé à la barre. Ce dernier résidait également en face de la maison de l’accusée au moment des évènements.

M. Samson a raconté avoir été réveillé vers 1h40 du matin, dans la nuit du 29 avril 2019, par la sonnette de sa porte. En l’ouvrant, il se souvient n’avoir rien vu, mais avoir entendu l’accusée de l’autre côté de la rue lui crier ce qu’il se passait.

« Elle m’a dit ‘’Richard, elle [la fillette] s’est échappée de sa chambre, ça fait 5 minutes que je lui cours après’’. Elle avait la voix tremblotante et semblait fâchée, frustrée », a raconté le témoin en salle d’audience.

Il raconte avoir vu quelques secondes plus tard une personne ramener l’enfant qui pleurnichait dans la résidence familiale. L’homme de 57 ans est ensuite retourné se coucher, mais soutient avoir eu beaucoup de difficulté à retrouver le sommeil.

Lors de son témoignage, Richard Samson a aussi expliqué qu’il ne voyait presque jamais les enfants qui vivaient dans cette résidence à l’extérieur et que les rideaux étaient toujours fermés. Il a ajouté ne pas se souvenir d’avoir déjà vu les enfants dans la maison lorsqu’il s’y présentait en s’annonçant à l’avance.

Rappelons que les services d'urgences sont intervenus une dizaine d’heures plus tard pour l'arrêt cardiorespiratoire de l'enfant.

La belle-mère de la fillette est accusée de séquestration en l’ayant enroulée dans du ruban adhésif et de meurtre non prémédité.