La fin des feux d’artifices au Grand Prix de Trois-Rivières?

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Cette année sera possiblement la dernière chance d’observer les traditionnels feux d'artifice du Grand Prix de Trois-Rivières.

 

Lors du conseil municipal, mardi soir, un montant de 70 000$ a été octroyé au GP3R pour les feux d’artifice qui se déroulent chaque année. Un montant de 25 000$, qui n’avait pas été dépensé l’année dernière, s’ajoute à ce budget. C’est donc un total de 95 000$ qui est injecté par la Ville. Cette décision n’a pas fait l’unanimité. Plusieurs élus ont dénoncé la pollution causée par cet évènement.

 

 « On a aimé ça mais on pourrait apprendre à aimer autre chose. »

Pierre-Luc Fortin, conseiller du district des Estacades

« Il faut précéder vers l’avenir. Il faut avoir d’autres façons de fêter. On dit que ça plait au gens, mais les bonbons et le chocolat ça plait aux enfants aussi. On est comme des siffleux dans la nuit. On pense que tout va bien avec les deux yeux fermés, mais on ne sait pas ce qui nous attend à deux pouces du nez. Une chose est sûre, ce n’est pas beau. »

Richard W. Dober, conseiller du district de Marie-de-l'Incarnation

 

C’est pour ne pas prendre de court le GP3R que le financement a été approuvé hier 11 votes contre 3. La Ville s’entend toutefois pour dire qu’il s’agirait du dernier versement pour les feux. L’évènement attire environ 60 000 personnes par année. Il faudra donc trouver une alternative pour ne pas perdre cette clientèle au centre-ville. La directrice générale de l’organisme Trois-Rivières Centre, Gena Deziel, n’est pas inquiète pour les commerçants.

 

« Ils ouvrent la porte à d’autres opportunités. J’ai confiance que les nouvelles idées vont attirer autant de gens au cœur de notre ville. La population va s’adapter avec les évènements qui vont être offerts. »

Gena Deziel, directrice générale de l’organisme Trois-Rivières Centre et présidente du c.a. du Regroupement des Sociétés de développement commercial du Québec (RSDCQ)

 

Le directeur général du Grand Prix de Trois-Rivières, Dominic Fugere, affirme avoir déjà commencé à regarder des pistes de solution pour remplacer l’évènement. Il se dit prêt à travailler avec les partenaires et la Ville pour trouver une solution qui va être novatrice et tout aussi populaire auprès des gens. Pour l’instant, l’équipe souhaite se concentrer sur les feux qui auront lieu cette année.

 

 

Un texte d’Alice Trahan