Les faux négatifs plus fréquents avec le variant BA.2?

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Vous avez eu plusieurs symptômes de la COVID-19 et vous avez testé négatif deux, trois, quatre jours avant d’avoir un résultat positif? Le phénomène semble monnaie courante depuis le début de cette 6e vague. Pourquoi?

 

Le CIUSSS Mauricie et Centre-du-Québec explique cela par le fait que les variants Omicron et BA.2 aient des particularités différentes. Le BA.2 se loge plus au niveau de la bouche et de la gorge que du nez. C’est pourquoi il faut tester l'intérieur des joues avec le bâton pour prélever la salive avant de poursuivre le test dans les narines. C’est aussi ce qui expliquerait pourquoi il est moins fréquent pour les personnes atteintes actuellement de la COVID-19 d’avoir une perte d'odorat et de goût qu’au début de la pandémie, tout comme la fièvre qui est un symptôme moins fréquent qu’il y a deux ans. Les forts maux de tête semblent toutefois être bien présents.

 

C’est vrai qu’on nous rapporte souvent ce cas de figure-là. On constate que l’excrétion du virus avec le BA.2 est plus tardive qu’avec le BA.1. Avec le BA.1, utiliser un test rapide à la maison le jour des premiers symptômes, si jamais il était négatif, on répétait 24hrs plus tard et c’était suffisant pour détecter si on avait la COVID ou non. Puis là, en ayant une excrétion virale plus tardive, c’est vrai qu’on peut voir des négatifs au début et si on refait le test trois jours plus tard, il est positif.

Caroline Marcoux-Huard, médecin-conseil à la direction de la Santé Publique.

 

En cas de symptômes, la Santé publique recommande de faire un premier test et s’il est négatif, elle suggère, si c’est possible, de s’isoler deux jours avant de faire le deuxième test (plutôt que 24hrs). Elle rappelle aussi qu’une personne positive porte le virus une dizaine de jours, même si la durée recommandée de l’isolement est de cinq jours. Il est possible de vaquer à ses activités quotidiennes en portant le masque, mais il est fortement recommandé d'éviter les endroits bondés comme les restaurants et les bars, de même que les salles de spectacles. 

 

Ce qu’on connaît du BA.2, c’est qu’il semble se répliquer beaucoup plus au niveau de la cavité buccale et de la gorge, donc plus bas que le nez. On va préconiser la technique au niveau de la bouche, puis ensuite les narines pour optimiser. Ça augmente la sensibilité.

Caroline Marcoux-Huard, médecin-conseil à la direction de la Santé Publique.

 

Il y a actuellement plus de 2752 cas confirmés de COVID-19 dans la région et 154 hospitalisations.