Pénurie de pharmaciens dans les établissements de santé

Pharmacie - pillule IStock CR megaflopp

Une importante pénurie de pharmaciens est remarquée dans les installations du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) Mauricie/Centre-du-Québec.

C'est ce que révèle l'enquête annuelle de l'Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.)

Le taux de pénurie se situerait à 19 % selon l'étude, soit la moyenne provinciale. Sur un total de 92 postes, 18 postes de pharmaciens en équivalent temps complet (ETC) sont demeurés non comblés. 

Cette pénurie nuit à la couverture de soins pharmaceutiques offerte aux patients hospitalisés, ambulatoires et hébergés en CHSLD. 

Le tout entraînerait l'allongement de la durée moyenne des hospitalisations, l'augmentation des risques d'incidents et d'accidents médicamenteux, des retours à l'urgence et des réhospitalisations ainsi que des coûts supplémentaires. L'A.P.E.S. réclame des actions rapides du gouvernement du Québec afin de résorber la situation.

Le renouvellement de l’entente de travail entre les pharmaciens d’établissements et le gouvernement du Québec est venue à échéance le 31 mars 2020. De 20 % à 50 % de la rémunération des pharmaciens d’établissements repose aujourd’hui sur des mesures dites « temporaires », lesquelles sont remises en question à chaque négociation. 

"Dans les dix dernières années, on a diplômé en moyenne 62 pharmaciens par année du programme de maîtrise en pharmacothérapie avancée, qui prépare à la pratique en milieu hospitalier. Bien qu’on observe une croissance notable des admissions au programme, il faut stimuler l’attrait pour la profession. Cela passe notamment par la fiabilité de la rémunération."

- François Paradis, président de l’A.P.E.S.