Pétition contre un projet d'héliport à Grandes-Piles

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Des citoyens de Grandes-Piles s'opposent déjà à un projet d'héliport, qui pourrait voir le jour sur le territoire de la municipalité. Un récent changement de zonage est à l'origine de cette protestation.

Alors que l'entreprise Horizon Environnement est sur le point de mettre fin à ses activités, celle-ci a demandé un changement de zonage au conseil municipal de Grandes-Piles, dans le but d'établir un héliport à l'extrémité du terrain. La modification dans la règlementation a récemment été accordée par la municipalité.

Le Grandpilois Michel Paquin lancera dans les prochains jours une pétition pour rallier les citoyens mécontents de cette décision, afin de la soumettre à la prochaine séance du conseil, le 2 mars prochain. Ce qui les dérange, c'est que l'héliport serait situé à moins de deux kilomètres de nouveaux développements résidentiels.

Google Maps / Terrain d'Horizon Environnement

Bien que le changement de zonage ait été fait publiquement, M. Paquin soutient que la nouvelle vocation du terrain d'Horizon Environnement a été caché aux citoyens. 

« Ça a été camouflé pour être capable de passer un règlement qui ne fait pas l'unanimité », avance-t-il.

Le directeur général de Grandes-Piles, Michel Germain, confirme que le changement de zonage a été effectué à la suite de discussion en lien avec un éventuel héliport. Toutefois, il indique qu'aucun projet en ce sens n'est dans les plans.

« Quand les gens d'Horizon Environnement nous ont parlé qu'un héliport pouvait se faire au bout de leur terrain, donc à deux kilomètres de la première maison, le conseil a dit oui; on peut changer la règlementation pour ça, mais ça ne va pas plus loin. Il n'y a rien qui se trame à l'horizon. »

Michel Paquin accueille bien mal cette réponse de la municipalité.

« Pourquoi ouvrir la porte à un héliport si on en veut pas ? Un héliport, ça ouvre la porte à une école d'hélicoptère, à pleins d'autres choses... On n'en veut pas ! »

M. Paquin avance que les citoyens du secteur visé, tout comme lui, craignent qu'un tel projet vienne nuire à leur quiétude. Du côté de la municipalité de Grandes-Piles, on explique que la distance entre les résidences et le terrain au coeur du conflit est suffisamment grande pour permettre à un tel projet de voir le jour, bien que rien ne soit prévu pour l'instant.