Plus de 400 postes vacants à la Sûreté du Québec

Sûreté du Québec - credit SQ

Les demandes d’admission en technique policière ont chuté de près de 25% au Québec depuis 7 ans. Selon le dossier d'enquête mené par la journaliste de Noovo Info Amélie St-Yves, la baisse d'intérêt commence à se faire sentir dans les programmes collégiaux. 

Celle-ci serait notamment attribuable à la pression médiatique, au jugement rapide de la population sur des séquences vidéos captées à partir de téléphones cellulaires, selon l’Association des policiers provinciaux du Québec.

« C'est un travail qui est quotidiennement non apprécié des citoyens, relate Audrey Lamothe, ex-policière. Je pense que c'est ce à quoi on ne peut pas s'attendre. Il faut vraiment aimer son quotidien parce que ça peut être la réalité pour les 30 prochaines années », poursuit-elle.

Audrey Lamothe a gradué de l'école nationale de police en 2013. Pourtant, elle a quitté sa profession en 2014 pour se réorienter en droit et est devenue avocate. Cette décision a notamment été prise en raison des risques vécus dans le cadre de son travail et la perception du public relativement au métier de policier, qu'elle a trouvés durs.

Au 31 mars dernier, il y avait 434 postes vacants à la Sûreté du Québec, dont 263 au quartier général, une légère hausse par rapport aux deux années précédentes. En Mauricie-Lanaudières, 36 postes étaient libres à cette même date.

Noovo Info

À la Police de Trois-Rivières, on affirme arriver à pourvoir les postes, mais devoir être plus agressif qu’avant sur les processus d’embauche. Il y a quelques années, les CV entraient tout seuls.

« Normalement, on n'affichait pas notre processus d'embauche parce que les futurs candidats nous envoyaient directement leur CV. L'embauche est un processus assez agressif parce que les candidats ont l'embarras du choix », explique Stéphanie Marion, inspectrice aux opérations policières à la Police de Trois-Rivières.