Plusieurs camps de vacances de la Mauricie en péril

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Plusieurs camps de vacances de la Mauricie réclament une aide financière urgente du gouvernement provincial. Sans celle-ci, ils craignent carrément de devoir définitivement fermer leurs portes.

Dans l'ensemble du Québec, une centaine de camps se sont regroupés pour demander à la ministre déléguée à l’Éducation Isabelle Charest l'implantation d'un fonds d'urgence pour couvrir 75 % de leurs frais fixes.

Pour plusieurs camps, les frais fixes peuvent grimper jusqu'à 300 000 $. Toutefois, les revenus sont en chute libre, même qu'ils ont été nuls en 2020. Ils s'autofinancent majoritairement l'été, mais sont fermés depuis mars. Il s'agit de l'un des seuls secteurs d'activités qui n'a jamais pu reprendre depuis le début de la pandémie.

D'ailleurs, les camps de jour, qui accueillent les enfants quotidiennement, ont reçu de l'aide de Québec, contrairement aux camps de vacances, qui eux, offrent un séjour aux jeunes.

« Les mesures de soutien actuelles des gouvernements ne sont pas adaptées à ce secteur d’activité caractérisé par son aspect saisonnier. Il est impossible de combler le manque à gagner depuis le début de la pandémie. Si nous ne recevons pas une aide substantielle du gouvernement, dans quelques mois, ce sera la fin. Les principaux perdants seront les enfants et les familles qui ne pourront plus avoir accès à ces sites solidement ancrés dans les communautés et offrant un accès inédit à la nature et au plein air », se désole Sébastien Johnson, coordonnateur du Domaine Scout St-Louis-de-France.

Les camps de vacances de la Mauricie qui ont joint le regroupement:

  • Camp Val Notre-Dame - Hérouxville
  • Camp Lac en Cœur - Lac-aux-Sables
  • Villa du Carmel - Notre-Dame du Mont-Carmel
  • Camps Minogami - Saint-Gérard des Laurentides
  • Camp du Lac Vert - Saint-Mathieu-du-Parc
  • Domaine Scout St-Louis-de-France - Trois-Rivières
  • Plein Air Ville-Joie - Trois-Rivières