Procès de François Asselin: des membres de sa famille témoignent

francois asselin - radio-can

Le procès de François Asselin, accusé des meurtres non prémédités et d'outrage aux cadavres de son père, Gilles Giasson, et d'un collègue, François Lefebvre, débutait officiellement mardi au palais de justice de Trois-Rivières. Les premières personnes à témoigner ont été des membres de sa famille.

Avant le début des audiences, le procureur de la Couronne Me Benoit Larouche a expliqué aux 13 membres du jury, 11 femmes et 2 hommes, comment allaient se dérouler les procédures. Au total, deux mois sont prévus pour entendre la cinquantaine de témoins attendus à la barre.

La première personne à livrer sa version des faits a été Réjeanne Giasson, la soeur de Gilles Giasson. Celle-ci a raconté que les deux hommes vivaient ensemble depuis un bon moment et que leur relation était bonne. Elle s'était cependant inquiétée de blessures apparentes et récentes sur le corps de son frère, lorsqu'elle l'a vu pour la dernière fois le 8 mai 2018. La femme avait même demandé au médecin de son frère de lui demander s'il était battu par son fils. 

La seconde témoin a été Isabelle Neveu, la demi-soeur de François Asselin. Cette dernière a été très émotive lors de son témoignage, révélant des faits troublants sur les évènements. Mme Neveu a notamment raconté être entrée dans le logement de son père et son demi-frère pour la première fois le 18 mai 2018, après avoir appris l'arrestation d'Asselin, puis avoir contacté les policiers pour rapporter sa disparition. Elle avait à ce moment constaté la présence d'une tâche rougeâtre au sol.

Elle a aussi raconté avoir eu plusieurs contacts téléphoniques avec François Asselin alors qu'il se trouvait en prison pour le confronter sur les gestes posés. Ce dernier lui avait répondu qu'il s'agissait d'un complot, ce que Mme Neveu n'a pas cru.

Les meurtres auraient été commis entre le 8 et le 17 mai 2018, à Trois-Rivières et à Sherbrooke. Rappelons que François Asselin se serait débarrassé des restes du corps de Gilles Giasson dans les ordures. Des fouilles au site d'enfouissement de Saint-Étienne-des-Grès avaient permis de les retrouver. Quant à François Lefebvre, il aurait été assassiné dans une chambre de motel de Sherbrooke, lors d'un contrat de déménagement avec l'accusé.

Les avocats de François Asselin, qui a plaidé non-coupable, comptent invoquer la non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux.

Le procès reprendra mercredi avant-midi.