Tarifs de garde unique: une mère de famille lance un cri du coeur

pamela marcotte

Une mère de trois jeunes enfants se sent abandonnée par le gouvernement québécois, depuis l'annonce du retour au tarif unique dans les milieux de garde subventionnés. Paméla Marcotte, de Trois-Rivières, déplore que les garderies non-subventionnées n'aient pas été incluses dans la décision.

« J'ai été choqué. Quand c'est sorti, je me suis dit que j'avais mal compris. Mais ils ont vraiment spécifié que c'était uniquement pour les garderies subventionnées. Je suis sans mots. »

La mère de famille a donc écrit une lettre qu'elle a envoyée au ministre de la famille Mathieu Lacombe et au ministre des finances Eric Girard.

Deux des trois enfants de Paméla Marcotte sont maintenant à l'école. Quant au plus jeune, il est en milieu privé, car elle et son conjoint n'ont jamais été en mesure de lui trouver une place en CPE. Selon Mme Marcotte, c'est quasiment impossible de placer son enfant en centre de la petite enfance.

« Je paie 17$/jour pour le faire garder. On ne s'en est jamais plaint dans la mesure où tout le monde était sur le même pied d'égalité. Quand ils annoncent la semaine dernière que quelqu'un qui a le même revenu que moi, dans la même situation familiale que moi, il paierait 8,25$ par jour, c'est moins que la moitié de ce que moi je paie... Ça ne fait aucun sens. »

Après avoir annoncé le tarif de garde unique, le gouvernement a par la suite dévoilé un projet-pilote dans lequel 3000 places en garderies privées seraient subventionnées dès 2020, permettant au coût quotidien de garde de baisser à 8,25$. Toutefois, Paméla Marcotte juge ce projet largement insuffisant, sachant qu'il y a présentement 70 000 places en milieu non-subventionné au Québec.

« Ça veut dire qu'il reste 67 000 familles qui vont continuer de payer le gros prix pendant deux, trois ou quatre ans encore. C'est une tape sur la marboulette qu'il nous donne. »

Le ministre de la famille Mathieu Lacombe devrait réagir à la situation mardi.