Une entreprise de Saint-Paulin à la rescousse du réseau de la santé

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Depuis quelques semaines, une entreprise de Saint-Paulin en Mauricie a troquée sa production de rideaux d'hôtels pour divers items dont a grandement besoin le réseau de la santé présentement. Rideaux, jaquettes et habits de protection garnissent le carnet de commandes de Textiles Patlin.

Tout a commencé lorsque le CIUSSS régional a contacté l'équipe de Textiles Patlin pour s'informer s'ils étaient en mesure de fournir de l'équipement utile dans les hôpitaux.

« On a commencé à faire des rideaux séparateurs pour préparer leurs installations à faire des salles de confinement. Ils nous ont ensuite proposé de faire des jaquettes et des habits de chirurgie. On a dit oui tout de suite », indique la vice-présidente de Textiles Patlin, Sonia Chevalier.

Lors des deux premiers jours seulement, pas moins de 700 rideaux séparateurs ont été confectionnés par les couturières de l'entreprise. Depuis, le téléphone ne dérougit plus selon Mme Chevalier.

« Présentement, avec tous les fournisseurs, on vise à produire 25 000 jaquettes par semaine pour répondre à la demande, et on veut élargir notre production. »

Textiles Patlin a conclu des partenariats avec huit autres entreprises pour s'assurer que les hôpitaux, les services ambulanciers et les résidences pour personnes âgées reçoivent l'équipement nécessaire. Chemise Empire de Louiseville, Zedbed à Shawinigan, Confection Cliche en Beauce ainsi que Vêtements SP et 3B Hockey en Montérégie ont joint l'aventure.

« Les fournisseurs et les sous-traitants sont d'une aide extraordinaire. Ils sont toujours là, à n'importe quel moment de la semaine et de la journée. C'est vraiment génial », se réjouit Sonia Chevalier.

Évidemment, l'entreprise ne lésine pas sur les mesures de sécurité. Tout est désinfecté chaque jour, seuls les employés ont accès au bâtiment et les postes de travail ont été distancé. Malgré tout, les couturières tiennent le fort, ce que reconnait avec beaucoup de gratitude Sonia Chevalier.

« On a beau prendre beaucoup de mesures, au-delà de ça, les employés auraient pu avoir la crainte d'être à risque, mais tout le monde a dit oui, je n'ai pas eu de refus. Tout le monde veut travailler parce que les gens savent que c'est pour aider la société. »